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Faits divers – Justice

Bordeaux : la vengeance d'un ouvrier viticole licencié devant le tribunal

mercredi 14 mars 2018 à 22:11 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné un ex-employé du château Landereau à Sadirac, accusé d'avoir répandu au sol, l'équivalent de 33 000 bouteilles, d'avoir saboté des tracteurs de la propriété et mis le feu volontairement en février 2017, six mois après avoir été licencié.

Le tribunal correctionnel de Bordeaux
Le tribunal correctionnel de Bordeaux © Radio France -

Le procureur de la République avait réclamé dix mois avec sursis. Cet habitant d'Andernos, ancien salarié du château Landereau à Sadirac près de Créon, licencié pour faute grave, en août 2016, a finalement écopé de 15 mois de prison avec sursis, pour des faits remontant à la nuit du 13 au 14 février 2017.  Pour se venger, il s'en était pris à la propriété de son ancien patron. Le préjudice a été évalué à 170 000 euros, dont la moitié concernait les 250 000 hectolitres de deux cuves répandues au sol volontairement (soit 33 000 bouteilles perdues).

"La haine"

"J'avais la haine, je me suis bourré la gueule, on m'a pris pour une merde et oui j'ai voulu faire du mal à ceux qui m'avaient fait du mal. Mais pour l'incendie, c'est pas moi ! Le feu, j'en ai une peur bleue, depuis que j'ai été victime d'un incendie domestique il y a quelques années et je sais ce que c'est." L'ancien ouvrier viticole, en pleine reconversion en chauffeur poids-lourd, parce que "vraiment l'agriculture c'est de l'esclavagisme" dit-il, répète à la barre ce qu'il a déjà raconté aux enquêteurs. 

Ce soir-là, il "fallait que ça sorte", cette rancoeur accumulée depuis plus de 6 mois, et son licenciement, pour s'être battu avec un collègue. Alors oui, après avoir roulé de chez lui à Andernos jusqu'à Sadirac, et s'être enfilé une bouteille de whisky en pleine nuit, il a pris un sécateur qu'il a trouvé sur place, d'abord pour couper des câbles électriques dans la remise, puis il a dégradé des tracteurs et une voiture, et vidé les deux cuves de vin. Mais le feu, non, ce n'est pas lui. Probablement un court-circuit consécutif à ses gestes de sabotage, avance son avocat. 

Pas d'expertise judiciaire pour démontrer l'incendie volontaire

Des actes "de sauvage" selon le procureur, "résultat de l'agressivité permanente" d'un homme alcoolique à l'époque. "Mais je dois reconnaître qu'il est impossible de démontrer qu'il a volontairement mis le feu, d'autant que, c'est regrettable mais qu'il n'y a pas eu d'expertises judiciaires, pour le démontrer juste après les faits".