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Faits divers – Justice

Tribunal de grande instance de Bordeaux : 5000 euros requis contre Segundo Cimbron le maire de Saint-Yzans-de-Médoc

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Par , , France Bleu Gironde

Ce lundi, au tribunal de grande instance de Bordeaux, le ministère public a requis 5000 euros d'amendes, assorti du sursis, à l'encontre de Segundo Cimbron, le maire de Saint-Yzans-de-Médoc, à la suite d'une plainte déposée par le préfet de Gironde.

Segundo Cimbron le maire de Saint-Yzans-de-Médoc, parmi ses soutiens, dans l'attente de son procès ce lundi
Segundo Cimbron le maire de Saint-Yzans-de-Médoc, parmi ses soutiens, dans l'attente de son procès ce lundi © Radio France - Pascal PIEROZZI

Bordeaux, France

L'élu médocain est passible d'un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amendes pour avoir employé à plusieurs reprises le mot guérilla lors d'une intervention au cours d'une réunion organisée par des gilets jaunes à Moulis-en-Médoc le 8 janvier dernier.  Des propos qui sont arrivés aux oreilles du préfet de Gironde de l'époque, Didier Lallement, aujourd'hui préfet de police de Paris. Ce dernier décidant de porter plainte considérant que c'était une provocation directe non suivie d'effet à attroupement armé.  

Cette réunion de Moulis, qui avait rassemblé 250 personnes,  avait été organisée dans un contexte très agité, après le saccage du péage de Virsac et à quelques heures de l'incendie du hall d'entrée de la sous-préfecture de Lesparre Médoc.  Le ministère public a insisté sur l'ambiguité des propos notamment le fameux mot guérilla, ajoutant qu'en se présentant comme maire lors de son intervention, l'intention était de donner du poids à ses propos.  

Segundo Cimbron a plaidé non coupable, ajoutant qu'il avait voulu parler de 'guérilla sociale' et n'avait jamais incité les participants à des actions violentes. Le maire de Saint-Yzans-de-Médoc s'est toujours dit non-violent et pacifiste. 

Un dossier vide ajoutera Nathalie Noël l'avocate de Segundo Cimbron,  qui évoquera une provocation de l'avocat des parties civiles comparant son client à Che Guevara. 

Une cinquantaine de personnes était venue soutenir l'élu médocain, des militants communistes, mais aussi ceux de la Ligue des droits de l'homme.  Le député girondin de La France Insoumise Loïc Prudhomme, qui a eu des démêlés avec le préfet Lallement, était aussi présent. 

Le jugement a été mis en délibéré au jeudi 6 juin

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