Faits divers – Justice

Tribunal de Pau : six mois de prison avec sursis pour un coup de tête au gendarme

Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn et France Bleu jeudi 10 novembre 2016 à 19:43

L'entrée de la salle d'audience
L'entrée de la salle d'audience © Radio France - Daniel Corsand

Joël est alcoolique. Pour fêter ses 50 ans dimanche à Oloron, il a bu plus que de raison. Il est devenu violent et il a donné un coup de tête à un gendarme qui tentait de le calmer. Il était jugé ce jeudi au tribunal de Pau.

Joël, un Oloronais de 50 ans, a été jugé ce jeudi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Pau. Dimanche c'était son anniversaire. Alors il a bu, encore un peu plus que d'habitude. Il a eu le vin mauvais. Il a donné un coup de tête à un gendarme qui tentait de le calmer. Cela s'est passé chez sa sœur dimanche soir. Le tribunal a été clément. Il l'a condamné à 6 mois de prison avec sursis. Le parquet avait demandé 4 mois ferme. Il s'en sort bien donc. Il évite la prison. La justice a également prononcé une injonction de soin parce que Joël a un gros problème d'alcool.

Le vin mauvais et solitaire

Joël est un alcoolique solitaire. Même le jour de ses 50 ans, il a mangé seul et bu tout seul. Quatre ou cinq Ricard avant le repas de midi. Du rouge à table. Quatre ou cinq bières après manger. Et encore trois ou quatre demis au stade de rugby pendant le match. Et puis en arrivant chez sa sœur, où il n'était pas spécialement attendu, il a bu du rouge au goulot. Résultat. Il avait trois grammes à la prise de sang chez les gendarmes.

La mémoire et la hanche qui flanche

Il a l'air toujours aussi seul dans son survêtement de l'Olympique Lyonnais, face au tribunal. Il ne se souvient plus de rien. De sa crise de violence chez sa sœur. De ses neveux qui le maîtrisent au sol en attendant l'arrivée de la patrouille. Et donc il y a ce coup de tête au gendarme, qui tentait de ramener le calme. Joël demande au tribunal de l'aider à sortir de son addiction : "je ne veux plus entendre parler d'alcool" dit il à la barre. Il ne tient pas debout, à cause de sa hanche qui le fait souffrir depuis des années. Sauf quand il a bu visiblement. "Un nez cassé aussi, ça fait mal," lui fait remarquer la présidente. "Oui je sais," répond-il. "Je l'ai eu cassé trois fois au rugby". Le parquet annonce d'ores et déjà qu'il fait appel de ce jugement.