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Tribunal de Pau : de la prison pour un militaire qui frappe sa femme

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Par , France Bleu Béarn

Ce membre des forces spéciales, basé à Pau, a été condamné pour des violences conjugales en récidive. A l'audience, il a expliqué son syndrome post traumatique, son alcoolisme et ses failles psychologiques.

Le palais de justice de Pau
Le palais de justice de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Un mari violent a été condamné par le tribunal judiciaire de Pau ce lundi. Un an ferme pour ce militaire de 29 ans. C'est la quatrième fois en 6 ans qu'il est condamné pour des violences conjugales sur son épouse. Cette fois les faits remontent à la mi juin dernier. Il était saoul. Il a frappé sa femme pendant qu'elle conduisait, en présence de leurs deux enfants. Des violences qui ont repris une fois au domicile. Le jeune homme est un membre des forces spéciales d'Uzein, et pendant l'audience il a beaucoup été question de son métier.

Alcool et syndrome post-traumatique

Sa femme précise d'abord qu'elle ne veut plus entendre parler de lui, après 10 ans à essayer de le soutenir. Mais elle dit aussi qu'il faut l'aider et que sa place n'est pas en prison. Ces mots ont sans doute pesé dans la décision du juge de ne pas le maintenir en détention. Sa peine sera aménagée. A l'audience il semble avoir enfin compris qu'il a un problème d'alcool et qu'il reproduit la violence de son père sur sa mère. Sa femme a pourtant essayé, avec ses proches, de le convaincre pendant toute ces années de se faire soigner. "Dans son histoire, l'armée est une vengeance de ce qu'il a vécu. Mais ça l'a ruiné psychologiquement", dit elle. Ses mots sont forts : "il est mort de l'intérieur. Quand il rentre de mission, il est là sans être là". 

"J'ai un corps fort, mais à l'intérieur, je suis faible"

Lui il dit qu'aux forces spéciales, il donnait le change. Il souffre d'un syndrome post traumatique. Il pleure en parlant de ses frères d'armes tombés au combat. En prison il dit cauchemarder toutes les nuits. Mais en treillis, avec eux il voulait paraître fort : "on essaye de cacher pour se montrer fort. J'ai un corps fort, mais à l'intérieur, je suis faible". "Aller voir un psy, c'est s'auto-déclarer inapte" explique son avocat Me Thierry Sagardoytho. _"Et il ne s'est pas guéri en devenant soldat".  _De toute manière, la question de son appartenance à l'armée ne se pose plus. Si la justice lui a jusque là accordé la non inscription de ses premières condamnations au casier judiciaire, il n'en sera pas de même cette fois.

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