Faits divers – Justice

Tribunal de Pau : deux ans de prison pour l'incendiaire récidiviste

Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn lundi 2 octobre 2017 à 19:21

L'entrée de la salle d'audience
L'entrée de la salle d'audience © Radio France - Daniel Corsand

Le jeune qui a incendié 5 voitures dans la nuit de vendredi à samedi a été jugé ce lundi par le tribunal de Pau. C'est la sixième fois qu'il est condamné pour incendies volontaires.

Un palois de 25 a été condamné ce lundi après midi pour avoir incendié cinq voitures dans la nuit de vendredi à samedi dans le centre ville de Pau. Il a été condamné à deux ans de prison ferme. C'est un multirécidiviste. Il a déjà 14 mentions au casier judiciaire. Mais à l'audience on a découvert un jeune à la limite de la psychiatrie.

La compréhension des victimes

Dominique comme la plupart des propriétaires des véhicules incendiés, était présente à l'audience. Elle est arrivée au palais de justice en colère. Mais en écoutant les débats, elle a constaté l'instabilité psychologique de ce jeune très perturbé.

J'étais très en colère et quand je suis entrée dans la salle d'audience, j'ai vu un bébé. Je suis maman d'un enfant de son âge. Il est plus à plaindre que moi. Je pense qu'il n'a rien à faire en prison—Dominique, une des victimes

Dominique s'est fait brûlé sa Peugeot 106

Un profil psychologique inquiétant

C'est vrai qu'il a l'air d'avoir dix ans de moins que ses 25 ans. Mais ce qui frappe surtout c'est sa confusion. Il annone à l'audience. On ne sait pas s'il comprend tout. Le président lui demande : "reconnaissez-vous les faits?". "Oui puisqu'un policier m'a reconnu" répond l'incendiaire. Après son arrestation il a dit qu'il entendait des voix. C'est la sixième fois qu'il est condamné pour des incendies de voitures. Et quand on l'interroge sur le pourquoi, il ne dit rien. L'expert psychiatre le considère responsable pénalement tout en reconnaissant sa pathologie, que l'on peut traiter mais pas guérir. Il a séjourné en hôpital psychiatrique mais il ne prend plus son traitement. Comme l'a dit dans sa plaidoirie son avocat Me Abdoulaye Seck : "J'étais d'audience à l'hôpital psychiatrique ce matin. J'ai l'impression d'y être encore cet après-midi". Les juges ne se sont pas contentés de sanctionner. Le jeune homme à sa sortie de prison devra se soumettre à un suivi socio judiciaire pendant 5 ans, avec une obligation de soin.