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Faits divers – Justice

Tribunal de Pau : il frappe son voisin avec un rotofil

jeudi 31 mai 2018 à 19:35 - Mis à jour le vendredi 1 juin 2018 à 9:00 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn et France Bleu

Le conflit de voisinage entre ces habitants de Lescar dure depuis plus de 10 ans. En novembre dernier, ils se sont expliqués à coups de poing, de bâton et même de rotofil. Les trois hommes sans histoire ont tous été condamnés jeudi.

C'est une débroussailleuse de ce type qui a été utilisée pour l'agression
C'est une débroussailleuse de ce type qui a été utilisée pour l'agression - maxppp/Claude Prigent

Lescar, France

Le tribunal correctionnel de Pau a condamné, ce jeudi, trois hommes pour des violences réciproques entre voisins. Cela se passe à Lescar. D'un coté, un père retraité et son fils, et de l'autre un autre retraité. Cela fait des années que les deux familles sont à couteaux tirés. Les choses ont dégénéré le 18 novembre 2017. Ils répondent de violences avec armes : un bâton d'un coté, un rotofil de l'autre.

"C'est lui qui a commencé"

Tout le monde a été condamné après le procès de ce jeudi. Mais l'audience n'a pas fait la lumière sur ce qui s'est passé ce jour là. Parce que, comme des gamins, ils racontent que c'est l'autre qui a commencé. Un coup de bâton pour l'un et donc un coup de rotofil pour l'autre. Mais ce qui marque ce dossier, ce sont les photos de celui qui a essuyé le coup de rotofil : plusieurs plaies parallèles, sur le cou, la tempe et l'oreille. 

Des rapports toujours aussi tendus

Les trois sont au coude à coude face aux juges, sans se regarder jamais. Et surtout, aucun ne fait le simple constat évident : qu'il est "navrant", c'est le mot choisi par la vice procureur Orlane Yaouanq, d'en arriver là. Aucun des trois ne regrette ce qui s'est passé. Leurs deux maisons se font face de chaque coté d'un chemin communal. C'est un simple conflit de bornage, qui se règle habituellement devant la juridiction civile, qui est la source de ce conflit depuis 10 ans.  À l'audience, le "rotofileur" dit : "c'était ça ou j'avais la tête fendue". Le "rotofilé" affirme qu'il avait décidé de "ne plus se laisser faire". Et au jour de comparaître, les voisins en sont visiblement toujours au même point.

Le père et le fils ont été condamnés à 1.000 euros d'amende avec sursis. Quant au retraité qui a "usé" du rotofil, il a écopé de six mois de prison avec sursis.