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Faits divers – Justice

Tribunal de Pau : il maltraite les enfants d'une amie et laisse la justice poursuivre la mère

vendredi 9 mars 2018 à 11:34 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn

Christophe a exercé des violences sur les deux petits garçons qu'une amie lui a confiés, un nourrisson de trois mois qu'il a secoué et son frère de quatre ans qu'il a battu. Il a été jugé à Pau ce jeudi.

Le palais de justice de Pau
Le palais de justice de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Pau, France

Le procès ce jeudi d'un Palois de 32 ans. Il a été jugé pour des violences commises sur deux enfants en 2014. Un bébé de trois mois, victime du syndrome du bébé secoué, et son frère de quatre ans victime de coups. Ces deux petits garçons lui ont été confiés par une amie pour une semaine le temps d'un déplacement professionnel. Le nourrisson a survécu mais il faut attendre qu'il ait six ans pour évaluer les séquelles. Des faits très graves. Le parquet a demandé deux ans et demi de prison ferme. Le tribunal rendra son jugement le 5 avril. Il se trouve qu'il a fallu plus de deux ans d’enquête pour qu'ils reconnaissent les faits. Pendant ce temps, c'est la maman, Laura, qui a été mise en examen. 

Laura raconte sa colère d'avoir été suspectée pendant plus de 2 ans

Laura a bénéficié d'un non lieu bien sûr, mais aujourd'hui encore elle n'a pas récupéré ces enfants. Elle a demandé 4.000 euros de dommages et intérêts.

Christophe a tenté de se justifier à l'audience. Sa compagne était malade. Il a dû gérer seul la garde de ces deux enfants en plus du sien. Il était dépassé. Le bébé pleurait. Il régurgitait. Il a eu peur, et il l'a secoué : "Je voulais trouver une solution pour que ça se débloque". Un moment de panique. La tête de l'enfant a fait des allers et retours d'avant en arrière. Le lendemain le bébé n'avait plus son regard habituel. Mais lui n'a rien dit à personne. Et ce n'est que le soir que, sur le conseil téléphonique de la mère, ils sont allés amener le bébé aux urgences. 

A l'audience Christophe a beaucoup pleuré, surtout sur lui-même : "Je m'en veux. Ça me révolte envers moi. Je ne mérite pas d'avoir des enfants. J'ai pas fait exprès. Je ne savais pas. Je continue à vivre mais je m'en excuse. C'est à l'intérieur de moi. C'est un gros poids". Et puis ses pleurs vont redoubler après que la procureur a demandé deux ans et demi de prison ferme. Une peine non aménageable. Du coup on ne doute plus de ses tourments. Il est tordu par les pleurs, toujours autocentrés. Le président Vasseur lui laisse les derniers mots de ce procès pénible : "J'ai tout fait pendant le contrôle judiciaire. J'ai trouvé un travail, j'ai été voir un psy. Je suis perdu, la prison c'est pas pour moi".