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Faits divers – Justice

Tribunal de Pau : le procès d'un faux viol

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Par , France Bleu Béarn

Sandrine a comparu ce jeudi pour dénonciation calomnieuse. Elle a inventé une histoire d'enlèvement et de viol qui a fait l'objet d'une enquête criminelle. Sandrine voulait juste attendrir un mari trop dur avec elle.

Le palais de justice de Pau
Le palais de justice de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Pau, France

Une femme de 36 ans a été condamnée ce jeudi à Pau pour dénonciation calomnieuse. Sandrine a prétendu avoir été enlevée par deux inconnus à Puyoo, et violée à Bellocq en janvier 2014. Des faits extrêmement graves qui ont déclenché un an d'enquête criminelle. Avec des expertises scientifiques, psychologiques, médicales et téléphoniques. Mais au fil des mois, les gendarmes ont compris qu'elle avait tout inventé. Heureusement personne n'a été mis en cause.

Pour apitoyer son mari

Le mobile de tant de mensonge est désarmant. Elle voulait attirer l'attention sur elle, et surtout adoucir son mari qui la malmenait. Elle donc inventé toute cette histoire. Elle a raconté à son compagnon cet enlèvement et le viol, pour l'amadouer. Il est tendu depuis qu'il est sorti de prison. Ils ont un bébé de 8 mois et il ne supporte plus ses cris la nuit. À la barre, elle est tétanisée et raconte tout ça dans un souffle. Il faut comprendre qu'elle a peur aussi pour son enfant. Sandrine ne voulait pas en parler aux gendarmes. C'est lui qui est allé porter plainte pour elle. Il a même pris soin d'apporter les collants qui ont servi de masques aux agresseurs, et le bout de tissu utilisé pour la bâillonner pendant le viol. Deux "accessoires" qu'elle avait acheté elle-même, pour rendre son histoire crédible.

La honte de Sandrine

Heureusement, les gendarmes n'ont pas trouvé de coupable idéal. Personne n'a été placé en garde à vue ou mis en examen. Le procureur dans ses réquisitions le rappelle à Sandrine. Il lui explique aussi le préjudice que son mensonge implique pour les femmes qui ont été réellement violées : "les gendarmes qui ont enquêté sur votre affaire seront plus méfiants la prochaine fois". À la barre, Sandrine murmure qu'elle a honte. On l'imagine mal face aux enquêteurs à la gendarmerie de Salies accumuler les détails de son agression imaginée, jusqu'à se prendre les pieds dans le tapis.

Elle voulait être remerciée pour les efforts faits pour l'autre, dans une difficulté à communiquer avec lui, d'avoir de l'attention et de la présence, sans la volonté de nuire à personne. — L'avocate de Sandrine

Pour maître Saint Michel, Sandrine a menti par manque affectif

Sandrine a été condamnée à 4 mois de prison avec sursis.