Faits divers – Justice

Tribunal de Pau : les liaisons interdites d'Éric

Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn jeudi 7 janvier 2016 à 18:47

La salle d'audience
La salle d'audience © Radio France - Daniel Corsand

Éric, 45 ans, a été condamné par le tribunal correctionnel de Pau à un an de prison avec sursis pour avoir eu deux relations amoureuses avec des jeunes garçons de 14 ans.

Un homme de 45 ans a été jugé ce jeudi par le tribunal correctionnel de Pau pour atteinte sexuelle sur des mineurs de moins de 15 ans sans violence. Une affaire et une audience dérangeantes. Il est poursuivi pour avoir eu des relations sexuelles avec deux jeunes garçons de 14 ans entre 2011 et 2014. Ce qui dérange, c'est qu'il s'agissait de relations consenties entre lui et ces deux jeunes garçons. 

La repentance d'Éric

À l'audience, Éric dit que la garde à vue a été un électrochoc pour lui : "J'étais l'adulte. J'aurais dû reculer. Il y a une loi et heureusement qu'elle est là." Mais il raconte aussi qu'il a eu un coup de foudre pour ces deux gamins qu'il a rencontré sur un site gay. Dans leur profils, les deux adolescents ont menti en disant qu'ils avaient 18 ans. Mais Éric reconnait que, dès la première rencontre, il a su qu'ils n'en avaient même pas 15.

Une gêne palpable dans la salle d'audience

C'est déplacé évidemment, indécent même, mais lui comme les deux adolescents parlent d'amour. Il y a eu une vraie vie de couple entre eux. Ils se voyaient le mercredi et un week-end sur deux. Quand ils étaient chez leurs mères. D'ailleurs, les deux mamans étaient au courant et connaissaient Éric. Des mères qui ont préféré cette relation-là, avec cet homme attentionné et posé, plutôt que des rencontres plus nocives. Pour garder le contact avec leurs fils.

Ruptures et dénonciations

Éric a rompu avec le premier à cause du regard des gens dans la rue. Ils sont restés amis, jusqu'à ce que l'adolescent apprenne qu'Éric vivait une autre histoire avec un autre garçon. C'est par jalousie qu'il s'est confié à la police. Pour le deuxième, c'est le même scénario. C'est après la rupture que le jeune s'est confié. Le premier ne s'est pas constitué partie civile. Le deuxième, ainsi que sa mère, a demandé et obtenu un euro symbolique de dommage et interêt.

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