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Dossier : Assassinat de Samuel Paty

Attentat de Conflans : trois amis du tueur à Évreux présentés à un juge antiterroriste

Sept personnes seront présentées ce mercredi à un juge antiterroriste en vue d'éventuelles mises en examen et de l'ouverture d'une information judiciaire, dont trois amis du tueur d'Évreux.

Sept personnes présentées à un juge antiterroriste après l'assassinat de Samuel Paty.
Sept personnes présentées à un juge antiterroriste après l'assassinat de Samuel Paty. © Maxppp - JULIEN DE ROSA

Le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, tiendra une conférence de presse à 15h ce mercredi pour faire le point sur l'enquête après l'assassinat du professeur Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines vendredi. Sept personnes, dont deux mineurs, seront présentées dans la journée à un juge antiterroriste en vue d'éventuelles mises en examen et de l'ouverture d'une information judiciaire. Parmi ces personnes, trois habitants d'Évreux et amis du tueur. Samuel Paty, 47 ans, a été décapité vendredi près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine par un habitant d’Évreux, un réfugié d'origine tchétchène de 18 ans, après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression.

Trois complices du tueur ?

Les trois amis s'étaient livrés spontanément au commissariat d'Evreux vendredi soir. L'un d'entre eux est soupçonné d'avoir emmené en voiture l'assaillant de l'Eure jusque dans les Yvelines, tandis qu'un autre est suspecté de l'avoir accompagné lors de l'achat d'une arme qui a servi lors de son attentat.

Parmi les personnes présentées à un juge antiterroriste figure également le parent d'élève qui avait appelé à la mobilisation contre le professeur après le cours sur la liberté d'expression. Les enquêteurs antiterroristes s'intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre ce père de famille et l'assaillant, Abdoullakh Anzorov, tué par la police après l'assassinat du professeur. Le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné le parent d'élève dans sa mobilisation, sera également présenté à un juge, ainsi que deux mineurs, soupçonnés d'avoir reçu de l'argent de l'assaillant en échange de renseignements sur le professeur.

Les parents du tueur relâchés

Les gardes à vue de neuf autres personnes ont en revanche été levées mardi soir, sans qu'elles fassent l'objet de poursuites à ce stade, trois collégiens, les parents, le grand-père et le petit frère du meurtrier, mais aussi la compagne de Abdelhakim Sefrioui, ainsi qu'un homme déjà condamné pour terrorisme et qui a été en contact avec l'assaillant.

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