Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Maltraitance animale : trois mois de prison avec sursis pour avoir entrainé à mort son cheval à Cagnes-sur-Mer

-
Par , France Bleu Azur, France Bleu

Le procureur a requis en correctionnel à Grasse trois mois de prison avec sursis contre un cavalier irlandais qui avait poussé à bout son cheval qui est mort sur la piste de l'hippodrome de Cagnes-sur-Mer. Un acte "monstrueux" qui éclabousse le monde feutré des courses hippiques.

cheval, course hippique (illustration)
cheval, course hippique (illustration) - MAXPPP

Plusieurs associations dont One Voice et la Fondation Brigitte Bardot l'Association de Défense des Animaux (parties civiles) ont dénoncé devant le tribunal correctionnel de Grasse les "sévices graves" qui ont entraîné la mort de l'étalon gris Flogas mort sur le champ de course de l'hippodrome de Cagnes-sur-Mer en 2016. 

L'étalon participait à un concours de Jumping et Course de Saut d'Obstacles (CSO) sur plusieurs jours. Il aurait dû ce jour-là être en repos. Mais suite à de mauvais résultats, le jockey de 28 ans, "pour le punir" insistent les accusateurs, l'a fait courir et l'a cravaché dans des conditions totalement illégales et inhumaines". Il faut savoir que la législation en matière de concours hippique est très encadrée et draconienne pour limiter par exemple à cinq le nombre de coups de cravache.

Le cheval s'est effondré en gémissant

Maitre Fischer l'avocate de l'association One Voice raconte sur France Bleu Azur : "Kevin Thorton le cavalier irlandais a lancé son cheval de saut d'obstacles (CSO) sur une piste de cinq kilomètres de course en le poussant au bout de ses limites... pendant deux fois vingt minutes au triple galop, donc très vite, sans lui permettre de reprendre son souffle... Or ce cheval n'a ni la musculature, ni la capacité, ni l'endurance pour la course rapide. C'est un effort démesuré.

De plus, un cheval, lorsqu'il est fouetté, prend la fuite et n'a pas le sentiment d'être au bout de ses forces... Mais là, lorsque ses forces l'ont abandonné, Flogas s'est effondré sur ses pattes arrières... et le cavalier a continué à lui donner des coups de badine, un petit fouet... le jockey est descendu de cheval et l'a tiré par les rênes pour le forcer à se relever... Le cheval a henni à la mort en regardant son cavalier et s'est effondré." 

Un cavalier professionnel sans aucune compassion

De nombreux témoins ont soutenu avoir vu le cavalier "sans compassion s'acharner sur le cheval visiblement à bout de forces".  "Le jour du drame, le jockey a même dû être exfiltré sous les huées et les indignations des personnes présentes sur l'hippodrome" assure l'ancien Bâtonnier de Grasse Bernard Rossanino qui représente la Société des Courses de la Côte d'Azur qui exploite l'hippodrome. Une société dont les représentants sont indignés et qui demande une condamnation du jockey.

L'avocat Franck Ginez de l'Association de Défense des Animaux se félicite des réquisitions du procureur "il y a quelques années, jamais un procureur n'aurait demandé une peine de prison, l'interdiction définitive de posséder un animal et d'exercer une profession en contact avec les animaux. C'est inédit."

L'autopsie n'a pas permis de statuer sur les causes de la mort du cheval, mais le rapport indique des lésions et des traces d'hémorragie sur l'épaule droite qui sont caractéristiques de coups de cravache.

Le cavalier Kévin Thornton n'était pas à l'audience. Il avait été condamné par la Fédération Internationale Hippique en 2017 à quatre mois de suspension en niant les faits. Le tribunal a indiqué que malgré le mandat d'arrêt lancé, aucune trace de lui n'a été relevée depuis plusieurs années. Son dernier lieu de vie connue était la Suisse.

Le jugement sera rendu le 26 novembre 2020.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess