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Trois ans de prison requis contre les Gilets jaunes incendiaires de Bergerac

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Cinq Gilets jaunes comparaissaient ce mardi devant le tribunal correctionnel de Bergerac. En décembre 2018, ils étaient à l'initiative d'une série d'incendies dans le Bergeracois. La procureure a requis contre eux trois ans de prison, dont 22 à 24 mois ferme, en fonction du degré d'implication.

La guinguette était ravagée par les flammes en décembre 2018.
La guinguette était ravagée par les flammes en décembre 2018. © Radio France - Benjamin Fontaine

"On était dans l'immaturité, on avait besoin de s'échapper" : c'est de cette manière que l'une des prévenus a tenté de se justifier ce mardi devant le tribunal correctionnel de Bergerac. Entre le 23 et le 30 décembre 2018, en plein mouvement des Gilets jaunes, ce groupe rencontré sur les ronds-points est à l'initiative d'une série d'incendies : la boîte aux lettres de la mairie de Colombier, au sud de Bergerac, d'un tracteur de déblaiement à Prigonrieux, des ateliers municipaux et la maison des service publics de La Force : mais aussi la guinguette du lac Pombonne. 

36 mois de prison requis 

En amont des incendies, le groupe se retrouve chez l'un, chez l'autre, pour préparer ses actions. Parmi eux, un mécanicien de formation apprend aux autres à fabriquer des Cocktails Molotov à l'aide de canettes de bières. Ces Périgourdins apprenaient aussi à attacher des fusées à des bidons d'essences pour leurs projets.

Même si une femme de 53 ans, parmi ce groupe de trois hommes et deux femmes, semble être la meneuse, la majorité avait des raisons personnelles pour chacune des dégradations : la boîte aux lettres de la mairie incendiée à cause d'un différend de la meneuse avec un membre de cette mairie, une antenne relais SFR brûlée parce que l'un d'eux a des problèmes de réseau avec son opérateur, Orange. Un tracteur de déblaiement incendiée, il avait servi à déblayer un campement de gilets jaunes.

Poursuivis pour association de malfaiteurs après une enquête débutée par une dénonciation anonyme, la procureure de la République Odile de Fritsch a requis trois ans de prison pour tous, dont 22 à 24 mois ferme selon les degrés d'implication de chacun. Le jugement est mis en délibéré, il sera rendu le 23 mars prochain.

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