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Trois auteurs de multiples braquages dans le Doubs condamnés à de la prison ferme à Besançon

Mercredi 14 avril, trois trentenaires bisontins, accusés d'avoir braqué au moins cinq commerces en un an dans le Doubs en 2018, étaient jugés à Besançon. Ils ont été condamnés à plusieurs années de prison ferme en fonction de leur implication, devant des victimes encore traumatisées deux ans après.

Quatre prévenus au total étaient jugés ce mercredi 14 avril 2021 à Besançon après une succession de braquages dans le Doubs. L'un d'eux a été relaxé.
Quatre prévenus au total étaient jugés ce mercredi 14 avril 2021 à Besançon après une succession de braquages dans le Doubs. L'un d'eux a été relaxé. © Radio France - Sophie Allemand

Deux braqueurs ont été condamnés à quatre ans de prison ferme, un troisième à deux ans, en fonction de leur implication, par le tribunal correctionnel de Besançon ce mercredi 14 avril 2021. Âgés de près de 30 ans, ils étaient jugés pour une succession de vols à main armée en bande organisée, survenus entre septembre 2018 et novembre 2019 dans le Doubs. Seul l'un d'eux a avoué les faits, et présenté ses excuses aux victimes encore traumatisées deux ans après les faits. 

Cinq braquages armés et cagoulés dans des commerces du Doubs

Ces trois hommes ont commis en partie, ou en totalité, au moins cinq braquages en un an dans le Doubs : le bar-tabac Le Kennedy à Belfort, la station-service Total aux Marchaux, le tabac de Pirey, ou encore le magasin Sport Passion à Besançon. L'un d'eux est également accusé d'avoir attaqué le propriétaire d'une BMW avec une arme, un soir sur le parking d’une pizzeria pour lui voler sa voiture. Tous ces faits ont eu lieu entre septembre 2018 et novembre 2019. 

Je ne suis pas quelqu'un de violent, je n'ai aucun contact avec les armes - Un prévenu 

En les voyant arriver dans le box des accusés, on croirait voir trois copains qui auraient grandi ensemble. Mais très vite, le tableau s'étiole, leurs versions s'opposent. Il y a celui, en retrait, qui aurait participé à certains braquages. L'autre mal-à-l'aise, tête baissé, qui reconnait tous les faits et accuse son camarade de l'avoir influencé. 

L'organisateur serait donc le plus grand, plus assuré, qui nie tout en bloc. En prison régulièrement depuis dix ans, il nie même ses liens avec le "suiveur"  : "je le dépannais, je l'aidais humainement. Je lui ai tendu la main, c'était des échanges cordiaux. Je ne suis pas quelqu'un de violent, je n'ai aucun contact avec les armes," assure ce dernier. Pourtant, ils ont accusés de faits graves et leur téléphone indique plus de 800 appels entre eux, certains mois.  

C'est une voiture volée, pleine d'indices : une canette vide avec l'ADN de l'un, la carte d'identité de l'autre, ou même une carte de fidélité nominative d'un magasin de vêtements pour hommes, qui a permis aux enquêteurs de les identifier. 

Des victimes pas blessées, mais extrêmement traumatisées venues chercher des réponses 

Certaines victimes ont eu des jours ITT après les faits. Un gérant de tabac s'avance à la barre, il demande à savoir "qui a fait ça, leur dire qu'ils m'ont fait du mal, pour passer à autre chose". Il explique être encore soumis à un stress permanent, avoir pu reprendre le travail progressivement seulement.

Elle n'a pas de blessure physique, mais a quand même eu une arme devant sa tête - Me Emmanuelle Huot 

Une autre victime n'est pas prête à s'exprimer, mais son avocate explique qu'elle a dû quitter son poste dans le bureau de tabac de Pirey. Deux ans après les faits, elle fait encore des cauchemars, a encore des flashs. "Elle n'a pas de blessure physique, mais a quand même eu une arme devant sa tête," souligne Me Emmanuelle Huot :

"C'est un traumatisme psychique très fort, avec des retentissements qui durent dans le temps" : Me Emmanuelle HUOT, avocate de la salariée du tabac à Pirey

"Ce sont des faits graves, multipliés, réitérés, pour des butins qui ne sont pas énormes. C'est devenu un moyen de gagner leur vie. C’est ce qui génère la peur chez les victimes, et l’insécurité dans la société," conclue la Procureure. Elle avait requis quatre ans d’emprisonnement pour l’accusé qui reconnaît tous les faits, cinq ans pour l'accusé soupçonné d’avoir organisé les braquages niant tout, et deux ans pour le dernier. 

Les trois prévenus comparaissent sous surveillance, ils sont en détention provisoire depuis les faits. L’un d’eux reconnaît les faits, il a été condamné à quatre ans. Un autre, soupçonné d'avoir tout organisé et influencé, niant tout en bloc, a été reconnu coupable et condamné à quatre ans d'emprisonnement. Le troisième, reconnu coupable d'avoir participé à certains braquages et conservé des objets, a été condamné à deux ans de prison. 

Tous ont interdiction de porter une arme pendant cinq ans. Ils doivent aussi près de 15.000 euros au total aux diverses victimes pour préjudice moral et matériel. Un autre jeune comparaissait libre, pour association de malfaiteurs dans cette affaire, il a été relaxé par le tribunal.

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