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Faits divers - Justice

Trois hommes soupçonnés de traite d'êtres humains arrêtés près de Blois

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Orléans, France Bleu

La gendarmerie vient de démanteler une filière de traite d'êtres humains, près de Blois. Trois hommes, accusés d'avoir fait travailler des migrants, sans les payer, ont été interpellés. Les migrants égyptiens, "recrutés" dans un campement sauvage à Paris, étaient logés dans des conditions indignes.

C'est dans une casse automobile, située à Mer (Loir-et-Cher) que les migrants étaient employés illégalement
C'est dans une casse automobile, située à Mer (Loir-et-Cher) que les migrants étaient employés illégalement - Gendarmerie du Loir-et-Cher

La gendarmerie de Loir-et-Cher a démantelé la semaine dernière une filière de traite d'êtres humains. Trois hommes ont été interpellés. A l'issue de leur garde à vue, un a étémis hors de cause, et deux autres, un homme de 56 ans et son fils de 22 ans, sont convoqués devant le tribunal correctionnel, pour avoir fait travailler illégalement des migrants dans une casse automobile située dans le secteur de Mer, près de Blois.

Deux migrants logés pendant 18 mois dans des conditions jugées indignes

Au moins deux migrants égyptiens, d'une vingtaine d'années, étaient logés dans un appartement, dans "des conditions indignes, proches de l'insalubrité", indique le capitaine Clément Hamoir. Ils avaient été "recrutés" dans le campement sauvage qui était installé au nord de Paris, porte de la Chapelle. Ces hommes n'étaient ni déclarés ni rémunérés. La situation durait depuis dix-huit mois.

Ils travaillaient dans une casse automobile

Selon la gendarmerie de Loir-et-Cher, "ces migrants étaient employés localement dans une casse automobile non déclarée. Ces étrangers devaient réceptionner et démonter des véhicules, avant de les charger dans des containers à destination de l’Afrique"

Un procès en avril 2020

Deux des trois hommes arrêtés seront donc jugés devant le tribunal correctionnel de Blois le 17 avril 2020 et sont poursuivis "pour treize infractions liées à la traite des êtres humains et au travail dissimulé avec des personnes de nationalité étrangère et dans des conditions contraires à la dignité humaine", indique le procureur de Blois Frédéric Chevallier. Les deux mis en cause, qui ont été remis en liberté, habitent en région parisienne : il s'agit d'un homme de 56 ans, déjà connu de la justice, placé sous contrôle judiciaire (avec interdiction de quitter le territoire) et son fils de 22 ans, sans casier judiciaire.

L'enquête a début en mars 2019, à la suite d'un contrôle routier effectué par la brigade de gendarmerie de Mer : les deux migrants n'avaient pas de papiers, les gendarmes les ont interrogés et ont découvert cette histoire.

Les gendarmes indiquent que le chiffre d'affaires réalisé grâce au travail non rémunéré des migrants s'élève à 160.000 euros, auxquels il faut ajouter 60.000 euros de cotisations Ursaff non déclarés. 

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