Faits divers – Justice

Trois hommes condamnés pour le braquage du tabac presse de Gouzon

France Bleu Creuse jeudi 3 septembre 2015 à 17:36

Le tribunal de Guéret
Le tribunal de Guéret © Alexandre Chassignon - Radio France

Le tribunal correctionnel de Guéret a condamné ce jeudi deux corréziens et un Montluçonnais pour le braquage du tabac presse "L'accroche Cœur" à Gouzon le 15 mars 2014. Les deux premiers écopent de trois ans de prison dont deux ferme, le troisième de huit mois d'emprisonnement.

Ce jeudi, les trois hommes qui avaient commis un braquage au tabac presse de Gouzon en mars 2014 comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Guéret . Et dans cette histoire, chacun a un rôle très précis : il y a l'instigateur, l'exécutant et le copain qui donne un coup de main . Tout est parti d'une dette non remboursée dans une histoire de trafic de stupéfiants . Un dealer de Meymac, âgé de 20 ans à l'époque des faits, n'apprécie pas du tout que l'un de ses acheteurs ne règle pas son ardoise d’environ 1.000 euros. Il lui suggère donc une solution pour être remboursé ; braquer un bureau de tabac. Le débiteur accepte sans trop de difficultés , il faut dire qu'il a déjà été menacé plusieurs fois par SMS. Ils élaborent donc leur plan , c’est à Gouzon, sur la route entre Meymac et Montluçon où ils doivent se rendre quelques jours plus tard, qu’ils commettront ce vol dans le tabac presse de la place de l'église.

Deux ans de prison ferme pour les deux principaux prévenus

Le braqueur a expliqué à la barre que son complice lui a tout fourni , l'arme, les munitions et les gants pour ne pas laisser d'empreintes. Quant au troisième homme, il assiste de loin aux préparatifs mais c'est lui qui, une fois à Gouzon, ira repérer les lieux pour s'assurer qu'il n'y a pas de clients et qui cachera l'arme chez lui après le braquage. Il a écopé ce jeudi de huit mois d'emprisonnement alors qu'il est actuellement déjà détenu pour trafic de stupéfiants à la maison centrale de Moulins-Yzeure. Le dealer, "le chefaillon" comme le surnomme le procureur de la République, restera au volant de la voiture au moment de l'attaque mais la cour ne fait pas de différence avec l'auteur : elle le considère comme le cerveau dans cette histoire. Ils ont donc de leur côté été tous les deux condamnés à trois ans de prison dont deux ferme.