Faits divers – Justice

Trois Palois interpellés pour enlèvement, séquestration, extorsion aggravée, actes de torture et de barbarie

Par Marie-Line Napias, France Bleu Béarn jeudi 28 janvier 2016 à 15:40

Le palais de justice de Pau
Le palais de justice de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Une affaire d'enlèvement et de séquestration à Pau, vient d'être élucidée. Trois suspects, ont été interpellés mardi, et mis en examen mercredi, pour des faits d'enlèvement et séquestration, extorsion aggravée avec actes de torture et de barbarie. L'affaire n'a pas livré tous ses secrets.

Les faits remontent à la nuit du 7 au 8 mars 2015 à Pau. Ce soir là, un jeune Palois d'environ 25 ans est en voiture, il s'arrête. Trois hommes avec des cagoules l'arrachent du véhicule, le jettent dans leur voiture et lui couvrent la tête. 

Ligoté sur une chaise dans un hangar

Il se retrouve ligoté sur une chaise, dans un hangar, un décor peu engageant et la suite l'est encore moins : il est roué de coups de poing et de pieds, et menacé avec un couteau. Les agresseurs se rendent dans sa famille pour réclamer de l'argent ou des produits stupéfiants. Ils repartent avec pas grand chose. De retour au hangar, ils enferment leur victime dans le coffre de sa voiture, redémarrent direction le centre ville et abandonnent le véhicule ; le jeune homme finira par se libérer seul. Il s'en sort avec cinq jours d'interruption temporaire de travail.

Beaucoup de zones d'ombre dans  cette affaire

L'instruction doit permettre de tirer au clair cette affaire. Ces jeunes vivaient dans le même quartier, ils ont à peu près le même âge et se connaissaient au moins de vue. Mais les agresseurs étaient cagoulés et la victime ne les a pas reconnus. Les agresseurs pensaient récupérer de l'argent ou des stupéfiants. Avaient-ils de bonnes raisons de le croire ? C'est ce que l'instruction va tenter de comprendre. Deux des jeunes ont été placés en détention provisoire, un troisième est en liberté sous contrôle judiciaire.

Au final, si toutes les préventions sont retenues, ils sont passibles de la cour d'assises, et la peine encourue va jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité.

 

 

Partager sur :