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Faits divers – Justice

Trois personnes jugées à Montpellier 10 ans après la mort d'un maçon portugais

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Le tribunal correctionnel de Montpellier a jugé lundi trois personnes mises en examen 10 ans après la mort d'un maçon portugais, écrasé par un panneay métallique à Grabels (Hérault).

Les banches sont installées pour couler un mur en béton.
Les banches sont installées pour couler un mur en béton. © Maxppp - James Hardy

Grabels, France

Le 12 janvier 2008, ce maçon portugais âgé d'une quarantaine d'années a été écrasé par une "banche", un énorme panneau de métal qui sert à construire des murs en béton. Le tribunal correctionnel de Montpellier a jugé lundi trois personnes mises en examen dans cedossier d'accident du travail. Deux prévenus sont poursuivis pour homicide involontaire et le troisième est suspecté d'avoir embauché une main d'œuvre illicite. Le drame a eu lieu un samedi sur un chantier de construction d'un immeuble industriel pour la société informatique IBM à Grabels.

Mort sur le coup

L'inspection du travail était pourtant passée deux jours avant la mort de l'ouvrier et avait relevé des manquements à la sécurité. "Ce chantier c'est la chronique d'une mort annoncée", s'énerve l'avocate de la partie civile pendant sa plaidoirie. Cette équipe de maçons portugais n'est pas censée travailler le samedi mais le chantier a déjà pris trop de retard. Il faut donc revenir le week-end pour montrer au client que les travaux avancent rapidement. Les ouvriers mettent en place ces lourds panneaux de 10 tonnes sauf qu'ils le font mal. Un coup de vent suffit à les faire tomber sur l'un des maçons. Il meurt sur le coup.

"Si j'avais été là, il serait encore de ce monde", pleure à la barre le conducteur de travaux poursuivi pour homicide involontaire. Lui est en vacances ce jour-là. Avant ses congés, il a suivi les recommandations de l'inspectrice du travail : il a commandé le nécessaire pour sécuriser l'installation. Le procureur propose pour cela de le relaxer. 

Pour lui, les responsables sont les deux autres prévenus. Le chef de l'équipe portugaise absent à l'audience mais omniprésent pendant les travaux et le patron qui a embauché illégalementcette main d'œuvre bon marché. Le procureur a requis 5.000 euros d'amende et quatre mois de prison avec sursis à l'encontre de ces deux derniers prévenus. 

Le tribunal rendra sa décision le 28 janvier.

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