Faits divers – Justice

Troisième siphonnage en 15 jours : 9 000 litres de carburant ont disparu chez les transports Raymondis

Par Marie Rouarch, France Bleu Roussillon samedi 29 mars 2014 à 11:22

Les dirigeants et salariés des transports Raymondis, à Rivesaltes, en ont ras-le-bol : les 9, 16 et 26 mars, les 40 camions de l'entreprise ont été siphonnés pendant la nuit. Bilan : 9 000 litres de carburant envolés et 10 000 euros de pertes pour la société.

A chaque fois, le mode opératoire est identique : cinq homme s'introduisent sur le site des transports Raymondis, à Rivesaltes, à 2h du matin. Pendant une heure, ils vont de camion en camion et siphonnent les réservoirs des 40 véhicules de cette petite entreprise familiale qui emploie 35 personnes. Les pertes sont considérables : 9 000 litres de carburant envolés et une perte de 10 000 euros pour les transports Raymondis. Perte sèche puisque les assurances ne couvrent pas ce type de vol.

"C'est colossal pour notre petite entreprise, surtout dans ce contexte économique difficile"

Les caméras de surveillance de l'entreprise, spécialisée dans le transport de liquides alimentaires, ont tout filmé, les nuits du 8 au 9 mars, du 15 au 16 mars puis du 25 au 26 mars. Le président du directoire des transports Raymondis, Eric Nazon, en est convaincu : le même groupe, très organisé, est à l'origine des trois vols. Il soupçonne même l'existence de rabatteurs dans les stations-service des Pyrénées-Orientales, puisque les camions qui avaient fait le plein la veille au soir, ont été systématiquement siphonnés. Une première en 10 ans de présence de l'entreprise, sur ce site. Alors trois fois d'affilée... le découragement commence à se faire sentir.

Carburant volé - son 1

Le dirigeant a porté plainte mais les gendarmes ont été clairs : les personnes à l'origine de ces vols sont souvent de passage, difficiles à localiser et quand cela est possible, elles ressortent rapidement sans être inquiétées outre mesure. Alors les transports Raymondis s'organisent pour tenter de stopper l'hémorragie de carburant : les camions rentrent désormais au dépôt à vide et les pleins ne sont faits que le matin, au départ. L'entreprise va également investir dans des caméras de vidéosurveillance plus sophistiquées et dans un système de lasers. Un coût de 10 000 euros supplémentaires pour une société "qui n'avait vraiment pas besoin de ça" selon son patron. Le contexte économqiue est déjà difficile, pas sûr que les transports Raymondis arrivent à combler ces pertes, pour l'exercice 2014.

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