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Tué avec un tesson de bouteille sur le campus : le procès s'est ouvert à Caen

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Un jeune homme de 21 ans est jugé pendant deux jours par la cour d'assises des mineurs du Calvados pour coups mortels aggravés. Les faits remontent au mois d'avril 2017. Un homme de 57 ans avait été mortellement blessé avec un tesson de bouteille sur le campus de l'université de Caen.

Le drame s'était déroulé dans la nuit du 22 au 23 avril 2017 sur le campus de l'université de Caen.
Le drame s'était déroulé dans la nuit du 22 au 23 avril 2017 sur le campus de l'université de Caen. © Radio France - Bénédicte Courret

L'accusé avait 17 ans au moment des faits. C'est donc à huis-clos, sans public, devant la cour d'assises des mineurs du Calvados que son procès s'est ouvert ce mercredi. Aujourd'hui âgé de 21 ans, il est jugé pendant deux jours pour coups mortels aggravés. Dans la nuit du 22 au 23 avril 2017, il avait grièvement blessé un homme de 57 ans sur le campus de l'université de Caen. La victime était morte quelques heures plus tard au CHU de Caen. 

Sur les lieux du drame, les enquêteurs avaient retrouvé des traces ADN. C'est ce qui leur avait permis d'interpeller deux mois plus tard un jeune homme de 17 ans. Libéré au bout de cinq mois de détention provisoire et placé sous contrôle judiciaire, il comparait donc libre. Mais sur lui pèsent de lourdes accusations.

Durant sa garde à vue, il avait expliqué que la victime, qu'il avait croisée par hasard en pleine nuit sur le campus lui avait "mal parlé" et s'était jetée sur lui. Il l'avait alors frappée avec une bouteille. L'a-t-il brisée avant, pour le frapper avec le tesson, ou la bouteille s'est-t-elle fracassée sur son crâne ? Toujours est-il que l'homme, rentré en sang chez lui en sang, avait dû être pris en charge quelques heures plus tard par les pompiers. Conduit au CHU, il avait été opéré en urgence, mais n'avait pas survécu à ses blessures.

L'enjeu du procès est donc de déterminer la nature des violences. "Il y a eu des expertises et des contre expertises, indique Sébastien Revel, avocat des parties civiles. Il s'agit de déterminer s'il y a eu une volonté de tuer". 

La victime était un homme sans histoire, un peu en marge, qui vivait avec un de ses frères, présent lors du drame. Sur ses 13 frères et sœurs, cinq sont présents sur le banc de la partie civile. Quatre ans après les faits, "ils n'ont toujours pas eu de réponse et veulent savoir, indique leur avocat, pourquoi et comment leur frère est mort".

Le procès, prévu initialement sur trois jours, ne va finalement en durer que deux. Le verdict sera rendu ce jeudi dans la soirée. L'accusé risque 20 ans de réclusion, moitié moins si l'excuse de minorité est retenue.

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