Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Accusé d'avoir tué sa compagne à Pont l'Evêque en 2017 : un homme face à la justice et à ses deux fils

Pont-l'Évêque, France

Les faits remontent au mois de juin 2017 et se sont déroulés à Pont-l'Evêque (Calvados). Un homme de 63 ans est accusé d'avoir tué sa compagne alors âgée de 45 ans. Il aurait agi par jalousie. Devant les jurés, ses deux fils lui demandent aujourd'hui de reconnaître la gravité de son acte.

Le procès d'un homme de 63 ans pour le meurtre de sa compagne de 45 ans s'ouvre ce lundi matin devant la cour d'assises du Calvados.
Le procès d'un homme de 63 ans pour le meurtre de sa compagne de 45 ans s'ouvre ce lundi matin devant la cour d'assises du Calvados. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Le 23 juin 2027 à 11 heures, les gendarmes de Pont-l'Evêque sont appelés par un homme qui leur indique avoir tué sa compagne et tenté de mettre fin à ses jours. Au domicile du couple, où dorment encore les deux enfants, le corps sans vie de la victime est découvert allongé dans son lit. Les gendarmes relèvent de nombreuses traces de sang, notamment dans les marches, et retrouvent un couteau ensanglanté sur la table de la cuisine. Le meurtrier présumé est interpellé quelques minutes plus tard après avoir tenté de se suicider dans un bois. 

La victime morte par asphyxie suite à une strangulation

Cet homme âgé à l'époque de 57 ans déclare d'emblée aux enquêteurs avoir agi sous le coup de la colère, alors que sa compagne "venait de recevoir un SMS de son amant". Il l'aurait poignardé avant de la traîner à l'étage avec une corde à sauter enroulée autour du cou. Sur ce point précis, sa version varie. Mais l'autopsie établit que la victime est morte par asphyxie liée à la strangulation. "Il a fait preuve de sang froid, relate la présidente de la cour d'assises, en nettoyant les traces de sang, en répondant au SMS pour dire au destinataire de ne pas s'inquiéter et en allant dissimuler le corps dans le lit pour faire croire qu'elle dormait". 

Qui est vraiment l'accusé ?

La victime avait tout juste 18 ans quand le couple s'est rencontré. Elle est tombé enceinte très vite alors qu'il était toujours en couple avec sa précédente femme, la mère de ses deux filles. Décrit comme quelqu'un de "rigolo et sympathique" par un de ses gendres, c'est un "un garçon formidable" abonde son meilleur ami. Il comporte une part d'ombre, comme cette relation avec une dame âgée fortunée et célibataire, dont il devient l'homme à tout faire, avec qui il se pacse et dont il héritera de près de 400 000 euros. "Ma compagne ne l'a jamais supporté, elle trouvait que je passais trop de temps là bas, et me mettait dehors, souvent je devais dormir dans ma voiture". 

Un père face à deux orphelins âgés de 17 et 24 ans

"Il a senti qu'elle s'échappait, accuse l'aîné, il ne l'a pas supporté". Il décrit un père que tout le monde méprisait, qui choisissait d'être faible pour éviter le conflit. "Mais faible, il ne l'était pas avec ma mère". L'homme a été couvreur, ne travaille plus, a dilapidé son argent. Sa mère, elle, était plus jeune, jolie, elle travaillait dur. "Mon père l'a manipulée toute sa vie, mais c'était fini, elle voulait le quitter après l'anniversaire de mon petit frère en juillet". Et c'est pile un mois avant que le drame s'est produit. 

"Je me suis couché sans savoir que dans la chambre à côté, ma mère était morte"

Le petit frère raconte qu'il est rentré à la maison après les faits ce soir là. "J'ai fait un bisou à papa, je suis allé me coucher. Sans savoir que ma mère était morte à trois mètres de ma chambre". Ce jeune homme à peine sorti de l'enfance veut comprendre. "J'ai l'impression que depuis trois ans il ne s'est pas remis en question, j'aimerais que pendant ces trois jours, il me dise qu'il se rend vraiment compte de ce qu'il a fait". "Je regrette, répond l'accusé, mais je voulais pas qu'elle parte chez un alcoolique". "Donc tu est un tueur et c'était plus facile pour toi de me retirer ma mère ?" De ce procès, il dit attendre de pouvoir se reconstruire, et "même si c'est dur à dire... que mon père ne ressorte jamais."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess