Faits divers – Justice

Tuerie de Chevaline : l'ancien policier reste en garde à vue et "conteste toute participation"

Par Virginie Salanson, France Bleu Pays de Savoie jeudi 20 février 2014 à 13:07 Mis à jour le jeudi 20 février 2014 à 19:47

Le 18 fevrier 2014 - Les gendarmes ont terminé la perquisition à Talloires vers 22 heures. Chevaline, Tuerie.
Le 18 fevrier 2014 - Les gendarmes ont terminé la perquisition à Talloires vers 22 heures. Chevaline, Tuerie. © Maxppp

L'ancien policier municipal, interpellé mardi dans le cadre de l'enquête sur la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie), ne sera finalement pas libéré ce jeudi. Il reste au moins deux jours de plus en garde-à-vue, le temps pour les enquêteurs de vérifier certains détails. L'homme ressemble étrangement au portrait-robot d'un motard aperçu sur les lieux du crime en septembre 2012.

Il est encore trop tôt pour libérer l'ancien policier municipal. Il faut dire que les enquêteurs ont fort à faire depuis l'arrestation de cet homme mardi matin et la perquisition de son domicile : passer les véhicules saisis au peigne fin, analyser les nombreuses armes trouvées dans sa maison ou encore recouper les explications qu'il donne, ainsi que celles d'un de ses amis, lui aussi en garde-à-vue.

Les deux suspects restent donc en garde-à-vue, au moins 48 heures de plus pour l'ancien policier municipal originaire de Menthon-Saint-Bernard. Cette commune de Haute-Savoie se trouve à quelques kilomètres, à vol d'oiseau, du lieu de la tuerie dite de Chevaline, en septembre 2012.C'est la ressemblance du suspect avec un portrait-robot diffusé en novembre dernier qui a conduit à son interpellation par les gendarmes. Mais, selon le procureur de la République d'Annecy, Eric Maillaud, il est "peu envisageable" que l'homme soit mis en examen pour ce quadruple meurtre. Les charges sont insuffisantes à l'heure actuelle.  En revanche, une information judiciaire pour trafic d'armes va être ouverte. Le suspect est un passionné d'armes. Il devrait être déféré avec un ami, également interpellé mardi après avoir tenté d'échapper aux gendarmes.

Concernant l'affaire de Chevaline particulièrement, l'ancien policier municipal interpellé "conteste toute participation"  dans ce quadruple meurtre, a indiqué jeudi son avocat. "Il dit qu'il n'est pour rien dans l'affaire (...). Il n'a pas fréquenté les lieux ce jour-là" , selon Me Marc Dufour.

Le 5 septembre 2012, Saad al-Hilli, 50 ans, ingénieur britannique d’origine irakienne, sa femme de 47 ans et sa belle-mère de 74 ans, avaient été tués de plusieurs balles dans leur voiture, sur une petite route forestière proche de Chevaline. Un cycliste français, Sylvain Mollier, 45 ans, considéré comme une victime collatérale, avait aussi été abattu.

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