Faits divers – Justice

Tuerie du musée juif de Bruxelles : qui est Mehdi Nemmouche ?

France Bleu Nord lundi 2 juin 2014 à 8:51

 Mehdi Nemmouche, en garde à vue depuis vendredi, est suspecté d'être l'auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles
Mehdi Nemmouche, en garde à vue depuis vendredi, est suspecté d'être l'auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles © AFP

Ce jeune Roubaisien de 29 ans a été condamné sept fois. Il a découvert l'islam radical en prison, d'abord à Toulon puis à la prison de Sequedin près de Lille. Quand il est sorti de détention, Mehdi Nemmouche est parti en Syrie, où il est resté un an, auprès de groupes jihadistes. Il est aujourd'hui le suspect principal de la tuerie du musée juif de Bruxelles qui a fait quatre morts samedi dernier.

Ses proches le décrivent comme un garçon discret gentil, intelligent, et poli. Mehdi Nemmouche est né à Roubaix, il n'a jamais connu son père et dès ses 3 mois, il est dirigé vers différents foyers d'accueils. A l'adolescence, le suspect présumé retrouve sa grand-mère, ses oncles et tantes, dans le quartier populaire de la Bourgogne à Tourcoing. Le jeune homme tombe petit à petit dans la délinquance. Il est condamné à 7 reprises, pour conduite sans permis, refus d'obtempérer, vol, et même pour un braquage.

Le Nord-Pas-de-Calais, Lille, Roubaix et Tourcoing en particulier, sont souvent présentés comme des terres de recrutement pour les djihadistes. D'autant qu'en Belgique, toute proche, les mouvements salfistes sont également très actifs. Mais c'est à priori en prison que Mehdi Némouche s'est radicalisé. A 21 ans, après son 1er séjour derrière les barreaux, raconte un proche, il s'est laissé pousser la barbe, il était devenu solitaire et distant.

Un choc pour la famille

La famille de Mehdi Nemmouche, avec qui les liens étaient fragiles, a appris son arrestation dimanche matin par les médias. L'une de ses tantes est sous le choc. « On est tous choqué, on n’est pas bien. Et on ne s’y attendait pas. C’est dur ! » , explique t-elle. « Sur tout ce qui est personnel, on ne savait rien de lui. C’est quelqu’un qui gardait tout en lui. Je pense que la radicalisation s’est faite en prison, et pas à l’extérieur. Quand on l’a quitté, il n’était pas comme çà du tout. Il ne parlait pas de la religion. C’était un petit bonjour, je vais bien ne vous inquiétez pas pour moi. Il n’en parlait pas du tout » .

De l'enfance difficile à la radicalisation

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