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Tweets haineux contre des Asiatiques : quatre jeunes condamnés à un stage de citoyenneté de deux jours

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Quatre jeunes gens étaient jugés pour avoir appelé à la haine à l'encontre de la communauté asiatique sur Twitter. Ils ont été condamnés mercredi à un stage de citoyenneté de deux jours par le tribunal correctionnel de Paris.  Un cinquième prévenu a été relaxé. 

Le tribunal a condamné les auteurs de tweets haineux
Le tribunal a condamné les auteurs de tweets haineux © Maxppp - Vincent Voegtlin

Quatre jeunes gens, âgés de 19 à 25 ans, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Paris ce mercredi. Ils avaient appelé à la haine sur twitter à l'encontre de la communauté asiatique. Ils devront faire un stage de citoyenneté de deux jours. Ils devront aussi payer une amende de 250 euros à chacune des sept parties civiles et jusqu'à 1.000 euros d'amendes en dommage et intérêt. Un cinquième prévenu a été relaxé. 

Ces peines ne sont pas dissuasives estime l'avocat de la partie civile

"C'est la première fois que des personnes sont condamnées à l'initiative du Pôle national de lutte contre la haine en ligne, fraîchement créé au sein du parquet de Paris", s'est félicité Me Soc Lam, avocat de l'Association des Jeunes chinois de France, partie civile dans ce procès. 

Il estime que les peines sont "extrêmement symboliques et légères". Il pense qu'elles "peuvent encourager certains à recommencer", tout en soulignant que ce procès avait donné "un signal". Ceux qui seraient tentés d'imiter les jeunes gens condamnés risquent de se retrouver au tribunal, a-t-il dit.

Une enquête a permis de lever l'anonymat de comptes twitter

Aucun des prévenus n'avait d'antécédents judiciaires.  L'affaire avait commencé le 28 octobre 2020, alors que le président Emmanuel Macron annonçait un deuxième confinement. Des messages de haine à l'encontre "des Chinois" et de la communauté asiatique en général s'étaient répandus sur Twitter.  

Une enquête avait été réclamée par le parquet. Elle a permis de lever l'anonymat de plusieurs comptes qui avaient publié des propos haineux dont celui des cinq prévenus.   

Quatre autres personnes, mineures au moment des faits, devront comparaître ultérieurement devant un tribunal adapté à leur âge.

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