Faits divers – Justice

Uber condamnée à verser 1,2 millions d'euros à une organisation de taxis

Par Marina Cabiten, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 27 janvier 2016 à 12:44 Mis à jour le mercredi 27 janvier 2016 à 14:16

La décision tombe en pleine grève des taxis contre les VTC
La décision tombe en pleine grève des taxis contre les VTC © Maxppp

Uber France a été condamnée mercredi à verser 1,2 million d'euros à l'Union nationale des taxis. Cette décision de justice tombe alors que les taxis sont en grève contre la concurrence "déloyale" des VTC, notamment ceux de cette société.

C'est une victoire pour les taxis, toujours mobilisés ce mercredi contre la concurrence des véhicules de transport avec chauffeur (VTC). Uber, entreprise de VTC, a été condamnée par le tribunal de grande instance de Paris à verser 1,2 million d'euros à l'Union nationale des taxis (UNT). 

"Ambiguïté" sur le maraudage

Cette condamnation est liée à la communication de la société Uber France vis-à-vis de ses chauffeurs, qui selon l'UNT entretenait une "ambiguïté" quant à la possibilité de stationner sur la voie publique en attente d'un client sans réservation préalable ("maraudage"). La justice a confirmé que l'entreprise laissait penser à ses chauffeurs qu'ils avaient le droit de marauder. 

Le "maraudage", prérogative des taxis, est interdit aux VTC, un principe confirmé par le Conseil constitutionnel en mai 2015.

Uber se défend

Uber France a noté mercredi que "cette décision fait suite à une affaire portée par un syndicat de taxis et concerne l'information des chauffeurs de l'obligation de 'retour au garage' imposée aux VTC par la loi Thévenoud depuis 2014 : lorsqu'ils ne sont pas en course, les VTC doivent se diriger vers leur garage ou un parking situé hors de la voie publique". "Uber informe en permanence les partenaires chauffeurs utilisant l'application de cette obligation. Chaque e-mail, ainsi que de très nombreux SMS et tous les supports d'information et de communication destinés aux chauffeurs utilisant l'application leur rappellent cette règle", a indiqué un porte-parole de la société.

Partout en France, les taxis font grève pour la deuxième journée de suite mercredi contre les pratiques de leurs concurrents VTC. La nomination d'un médiateur et la concertation promises par le gouvernement ne les a pas convaincus. 

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