Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Un afficheur varois assigné en justice par la chaîne de télévision BFMTV

-
Par , France Bleu Provence

Selon les informations de l'AFP, l'afficheur varois Michel-Ange Flori a comparu jeudi 23 mai au tribunal de grande instance de Marseille, assigné par BFMTV après avoir déposé une affiche à Toulon début mai indiquant "La police vous parle tous les jours sur BFMTV".

Le tribunal de grande instance de Marseille
Le tribunal de grande instance de Marseille © Maxppp - VALLAURI Nicolas

Var, France

Selon l'Agence France Presse (AFP) un afficheur varois a comparu devant le tribunal de grande instance jeudi à Marseille, assigné par BFMTV pour avoir dénigré la chaîne sur des affiches publicitaires en utilisant son logo. "La police vous parle tous les jours sur BFMTV_"_, cette phrase, accompagnée d'un dessin de policier casqué, s'étalait sur une affiche frappée du logo de BFMTV, en 4 mètres par 3 sur un panneau publicitaire à Toulon début mai. 

Propriétaire de 400 panneaux situés entra Bandol et Hyères (Var), l'afficheur Michel-Ange Flori s'en réserve deux pour commenter régulièrement l'actualité et souvent de manière polémique, depuis près de 10 ans. Devant le tribunal des référés de Marseille jeudi matin, le conseil de BFMTV, Me Claire Litaudon, a dénoncé un "risque de confusion" pour le public, "qui aurait pu penser qu'il s'agissait d'une publicité de la chaîne". Elle a également pointé "le préjudice porté au titulaire de la marque par une phrase qui laisse penser que la chaîne est dénuée de toute indépendance, à la botte des services de police"

M. Flori, qui était présent à l'audience, a estimé auprès de l'AFP que ce procès constituait "une atteinte à [sa] liberté". "Il ne peut pas y avoir atteinte à la marque en ce sens que je ne suis pas un concurrent de BFM", a-t-il ajouté.  BFMTV a demandé le retrait immédiat des affiches, ce qui a été fait "avant même que l'assignation au tribunal ne soit délivrée", a remarqué devant le tribunal son avocat Me Clément.  Ce dernier a jugé "extravagantes" les exigences de BFMTV, qui demande au tribunal de prononcer une interdiction d'utilisation de sa marque à M. Flori avec une astreinte de 50.000 euros par infraction constatée, et 150.000 euros à titre de provision de dommages-intérêts.  Le tribunal rendra sa décision le 5 juin.