Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Un agent des douanes du Havre, décédé en 1995, savait-il des choses gênantes ?

Le Havre, France

Depuis 20 ans une havraise cherche à découvrir la vérité sur la mort de son mari, un agent des douanes, décédé d'un suicide par pendaison. Cette femme n'a jamais cru à cette version, pour elle son mari était "un témoin gênant". Une demande d'exhumation du corps est pour l'instant restée sans réponse

© Maxppp - Par Y. MIGNOT

Pendant 46 ans, Daniel Couturier a été agent des douanes au Havre. C'est d'ailleurs ici qu'il vivait avec sa femme. En mars 1995, il  décède. Sa femme le retrouve pendu dans un garage. L'enquête conclut à un suicide par pendaison, version officielle à laquelle la veuve n'a jamais cru.

Depuis, elle tente de rouvrir l'enquête. Son hypothèse : son mari en savait un peu trop sur des pratiques douteuses au sein des douanes françaises et on l'aurait "aidé" à se suicider. Aujourd'hui, son avocate demande l'exhumation du corps pour différentes analyses qui pourraient relancer l'affaire. Pour l'instant, aucune réponse du parquet. 

Un combat juridique de 20 ans

Depuis le décès, la femme du défunt a connu six ou sept avocats différents. Ils ont tous pris d'autres hypothèses de travail après l'examen du dossier, ce qui explique pourquoi une demande d'exhumation du corps n'avait pas été faite auparavant. Maître Cécile Duport a repris méticuleusement tous les éléments du dossier il y a deux ans et pointe d'ailleurs plusieurs incohérences :

Un examen de corps n'a été sollicité que deux jours après le décès. Au regard des règles habituelles de pratiques en médecine légale, on fait intervenir un médecin légiste le jour-même et sur le lieu où le corps est retrouvé, ça n'a pas été le cas", détaille maître Duport 

Par ailleurs, l'avocate souligne qu'aucune photo n'a été prise ni du corps, ni des lieux. De plus aucun siège, sur lequel la victime aurait pu monter pour se pendre, n'a été retrouvé dans ce garage. 

Des éléments troublants qui confortent la veuve de ce douanier dans son hypothèse.

Je suppose que mon mari a vu des choses qu'il ne devait pas voir. Je pense qu'il était un témoin gênant, de quelque chose de grave, d'illégal. On s'obstine à ne pas faire l'exhumation demandée, on ne veut pas que je découvre des choses", affirme la femme du défunt. 

Toujours pas de réponse du parquet

Le défunt est enterré dans le département des Deux-Sèvres, là où le couple avait une résidence secondaire. Or c'est bien au Havre qu'il est décédé en 1995, le parquet du Havre est donc compétent pour répondre à la demande d'exhumation de corps formulée par maître Cécile Duport. Les deux parquets devaient s'échanger le dossier, ce qui n'a apparemment pas été fait, maître Duport a dû relancer plusieurs fois le parquet du Havre, en renvoyant les éléments du dossier. Pour l'heure, toujours pas de réponse ce qui fait dire à la veuve qu'"on essaie de faire barrage" . Le procureur du Havre, lui dit que le dossier est compliqué et que la demande suit son cours mais au delà du 5 janvier 2016, il y aura prescription.

Ecoutez maître Cécile Duport, l'avocate de la veuve

Ecoutez le reportage d'Amélie Bonté

Choix de la station

À venir dansDanssecondess