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Faits divers – Justice

Un aigle de l'armée attaque une fillette de 5 ans au Pays basque

L'oiseau, dressé par l'armée pour attaquer des drones, a blessé une petite fille en avril dernier dans les montagnes des Pyrénées-Atlantiques. Il aurait confondu l'enfant avec un appareil télécommandé ou un lapin. Les militaires ont présenté des excuses. L'armée de l'air s'explique

Aigle
Aigle © Getty

Musculdy, France

Un aigle de l'armée de l'air qui blesse une enfant en Soule. C'était lors des dernières vacances scolaires, sur la commune de Musculdy, alors qu'une maman emmène cinq enfants pique-niquer à la chapelle Saint-Antoine en haut du col d'Osquich. Un aigle s'approche alors des enfants, et griffe dans le dos une petite fille de 5 ans, selon une information révélée par nos confrères de Mediabask.

Il s'agissait au départ d'un banal pique-nique en montagne - Radio France
Il s'agissait au départ d'un banal pique-nique en montagne © Radio France - Bixente Vrignon

Une immense peur

L'attaque a provoqué une immense peur et la panique des enfants et des adultes. C'était un aigle royal de l'Armée de l'air, la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan effectue des exercices et dresse des aigles à détruire des drones ennemis.

Sauf que ce jour là, aux abords de la chapelle Saint-Antoine, sur les hauteurs du col d'Osquich, le rapace a confondu l'engin blanc avec le tee-shirt d'une fillette de la même couleur. C'est l'explication donnée par les militaires à Carole Aguerre, l'adulte qui emmenait les enfants. L'aigle pourrait aussi avoir pris la petite fille pour un lapin !

Confondue avec un lapin

Des explications qui ne calment pas cette habitante de Saint-Just-Ibarre, d'autant que l'Armée de l'air a continué ces mêmes exercices les jours suivants, en vertu d'une convention signée avec la commune de Musculdy. Plus de deux mois plus tard, personne ne veut témoigner au micro, même si l'Armée de l'air a présenté ses excuses à la mère de famille. Carole Aguerre, elle, est toujours en colère. Elle ne comprend pas que l'armée fasse ce genre d'exercices durant les vacances scolaires. Elle ajoute que ses enfants n'ont pas peur du loup, mais des aigles ! 

L'Armée de l'air s'explique

Vendredi 7 juin, un porte-parole de l'armée de l'Air a expliqué à l'AFP qu'il s'agissait "d'un entraînement en 'vol libre' d'un de nos aigles". Selon le colonel Olivier Celo, chef du Service information et des relations publiques à l'Armée de l'air, le rapace ne volait pas dans le cadre d'un entraînement antidrone mais était en train d'évoluer au-dessus de la commune de Musculdy, "dans son espace naturel, la montagne, afin de conserver sa musculature".  

L'AFP rappelle que l'expérience de la base aérienne de Mt de Marsan a été inspiré d'une expérience aux Pays-Bas où la police a été la première à tenter de dresser cet oiseau de proie à l'interception des drones, qui posent problème aux forces de l'ordre du monde entier.   Mais le recours à des animaux sauvages semble plus délicat que prévu : en décembre, l'expérience néerlandaise a été interrompue, ces animaux se révélant impossibles à contrôler et la gestion étant très onéreuse. 

Il n'y en aura plus pendant les vacances scolaires

En France également, "nous nous posons des questions sur leur capacité d'emploi en dehors de nos bases aériennes", a reconnu à l'AFP le colonel Celo. "Nous commençons à nous dire que cette capacité ne pourra pas être déployée comme on l'espérait pour couvrir de grands événements en zone urbaine ou péri-urbaine, comme le 14 juillet (pour la fête nationale). En revanche pour protéger nos bases aériennes, cela peut rester un bon dispositif".  

"Nous allons probablement limiter l'ambition du programme à la protection d'environnements réduits comme une base aérienne", a-t-il souligné. "L'évaluation de la lutte antidrone à partir de rapaces va se poursuivre jusqu'à fin 2018 mais nous avons arrêté les vols libres pendant les périodes de vacances scolaires et la période estivale". 

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