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Faits divers – Justice

Un Amiénois condamné à six mois de prison ferme pour avoir regardé des sites djihadistes

vendredi 7 juillet 2017 à 18:31 Par Pauline Pennanec'h, France Bleu Picardie et France Bleu

Un jeune homme de 20 ans originaire du quartier a écopé de 18 mois de prison, dont 12 avec sursis pour avoir consulté des sites djihadistes. Interpellé mardi, les enquêteurs ont découvert plus de 3.000 fichiers de décapitations et propagande de l'Etat Islamique dans son téléphone.

Le jeune homme utilisait l'application Telegram
Le jeune homme utilisait l'application Telegram © Maxppp -

Amiens, France

"C'est un peu le jardin des horreurs, votre téléphone" : l'attaque du Président du tribunal n'est pas passée inaperçue. Le jeune homme, dans le box, était jugé ce vendredi pour avoir consulté des sites djihadistes, depuis le mois d'octobre 2016.

Interpellé dans le quartier de la Salamandre mardi, les enquêteurs ont retrouvé plus de 3.000 fichiers de propagande à l'Etat Islamique : des images de guerre, des vidéos de décapitations, mais aussi des fichiers audios d'appels à commettre des attentats, des invitations à rejoindre les combattants.

"Je voulais juste regarder, par curiosité"

Dans son téléphone, les enquêteurs ont aussi découvert des photos du jeune homme, où il se mettait en scène avec des couteaux. Il entretenait aussi des conversations avec des inconnus sur l'application Telegram utilisée par les djihadistes.

Dans le box, le jeune homme barbu se défend : "Je trouve que ce que fait Daesh ça n'est pas bien, je voulais juste regarder, par curiosité, je n'ai pas de haine". Reconnu handicapé, il peine à s'exprimer. Sa mère avoue qu'il n'a pas d'amis "mais ça n'est pas parce qu'il consulte des sites comme ça qu'il va exploser, alors que d'autres sont radicalisés et restent en liberté".

Pourquoi autant de vidéos ? Il n'y a pas d'explications. Pour l'avocate de la défense, Me Zanovello, cette peine est excessive : "Il est limité, il ne comprend rien. Il va aller en prison où les détenus en sortent parfois radicalisés. Je ne l'espère pas pour lui, mais le tribunal a voulu en faire un exemple. On en fait des bombes à retardement." Elle fera appel du jugement.