Faits divers – Justice

Un ancien jeune de l'USAP condamné pour détention et revente de produits dopants

Par Pierre Chambaud, France Bleu Roussillon et France Bleu mardi 20 octobre 2015 à 20:55

Le joueur était un des Espoirs de l'USAP.
Le joueur était un des Espoirs de l'USAP. - Chris Brown - créative commons.

En 2011, le pilier de 23 ans joue pour les Espoirs de l'USAP quand il est arrêté en possession de produits dopants, et testé positif. Il comparaissait ce mardi au tribunal correctionnel de Perpignan pour détention de produits dopants. Il a été condamné à 12 mois de prison, dont 9 avec sursis.

L'histoire de ce jeune homme, qui comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Perpignan, est celle d'un Grenoblois qui voulait à tout prix réussir à passer professionnel en rugby. Mais dès l'âge de 17 ans, son corps ne suit plus. Deux ruptures des ligaments croisés, il commence à se doper.

En 2011, il a 23 ans, il est _arrêté en possession de produits dopants _et testé positif aux stéroïdes, en compagnie de deux autres joueurs du centre, qu'il fournissait. 

C'est pour ces faits qu'il était jugé: détention, et commercialisation de produits dopants. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Perpignan a 12 mois de prison, dont trois fermes mais est ressorti libre puisqu'il a déjà effectué sa peine en détention préventive.

Les parents condamnés avec lui

Ses parents l'ont aidé, soutenu depuis Grenoble dans sa démarche illégale, les écoutes réalisées par les enquêteurs le prouvent. Le père a écopé de 15 mois, dont 12 avec sursis. Comme son fils, il a déjà purgé sa peine en préventive. 

Sa femme a été condamnée à 18 mois de prison avec sursis, et elle ressort donc, elle aussi, libre.

L'Usap hors de cause

A l'audience, l'ex-joueur dédouane l'encadrement de l'USAP : c'est sa soif de réussite qui a provoqué le dopage, d'ailleurs il avait commencé avant d'arriver à Perpignan. La Fédération française de rugby, qui s'était portée partie civile, a obtenu un euro symbolique de dommages et intérêts pour les dégâts liés à son image.