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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur sept patients

Un an après l'affaire Péchier, quelles conséquences à la clinique Saint-Vincent de Besançon?

lundi 5 mars 2018 à 4:00 Par Anne Fauvarque, France Bleu Besançon

La clinique Saint-Vincent de Besançon n'a pas reçu moins de patients en 2017 qu'en 2016, malgré l'affaire Péchier. Un an après, la direction contribue toujours pleinement à l'enquête dans la recherche de la vérité sur les empoisonnements de patients.

Un an après l'affaire Péchier, il n'y a pas eu de licenciements à la clinique Saint-Vincent de Besançon.
Un an après l'affaire Péchier, il n'y a pas eu de licenciements à la clinique Saint-Vincent de Besançon. © Radio France - Anne Fauvarque

Besançon, France

Il y a un an, un anesthésiste bisontin, le Dr Péchier, était mis en examen pour l'empoisonnement de sept patients dans deux cliniques de Besançon. Les faits se sont produits entre 2008 et 2017. Deux de ces patients sont morts, l'un en 2008, l'autre en 2016, à la clinique Saint-Vincent de Besançon

Nous restons très impliqués dans la recherche de la vérité", la direction de la clinique

La clinique Saint-Vincent, selon la direction, n'a pas fait les frais de cette affaire d'empoisonnements. La directrice donne des chiffres. 30.000 patients en 2017. C'est autant qu'en 2016. "Pour autant, ajoute-t-elle, nous avons tous été clairement très marqués par cette affaire aux conséquences tragiques. Nous restons très impliqués dans la recherche de la vérité, dit-elle. D'ailleurs la clinique répond présent à la moindre demande des enquêteurs.  

Le personnel souffre, nous sommes à flux tendus, délégué syndical de la clinique

Du côté des salariés, un délégué syndical affirme que "tout le monde est passé à autre chose". Mais il ajoute que dans les mois qui ont suivi, les patients sont moins venus à la clinique pour les urgences. Selon lui, l'affaire a contribué, ou bien a été prétexte, à la mise en place d'un processus de réorganisation du travail. Résultat aujourd'hui, dit-il : "le personnel souffre, nous sommes à flux tendu et les salariés mettent les bouchées doubles pour pallier les absences. Les arrêts de travail se multiplient avec les épidémies de grippe et autres, et les salariés n'hésitent plus à s'arrêter car ils sont épuisés", ajoute le délégué syndical.  Mais si selon lui le nombre de CDD a baissé de façon "drastique", il reconnait qu'il n'y a eu aucun licenciement. 

Mis en examen pour "empoisonnement avec préméditation" sur sept patients entre 2008 et 2017, dont deux mortels, le Dr Péchier est depuis un an placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'exercer. Il a également dû verser une caution de 100.000 euros.