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Un an après les meurtres de la Drôme et du Vaucluse, les familles des victimes attendent toujours des réponses

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Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu Vaucluse

C'était il y a un an jour pour jour. Dans la nuit du 25 au 26 décembre 2016, trois retraités drômois étaient sauvagement poignardés à Chabeuil et Montvendre par le même homme. Dans son périple meurtrier, il avait aussi agressé une Vauclusienne de 65 ans, décédée des suites de ses blessures.

Après Chabeuil, le tueur présumé s'était rendu à Montvendre, chez Bernard et Marie-Thérèse.
Après Chabeuil, le tueur présumé s'était rendu à Montvendre, chez Bernard et Marie-Thérèse. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Il y a un an, trois retraités drômois étaient sauvagement assassinés. Paulette, Marie-Thérèse et Bernard, tous tués chez eux dans la nuit du 25 au 26 décembre par Fissenou Sacko. Le jeune homme de 23 ans avait été débarqué d'un TGV en gare d'Alixan le 25 au soir, après avoir agressé des passagers. Il avait alors entamé son périple meurtrier. Chabeuil, Montvendre puis dans le Vaucluse. A Orange, il avait aussi agressé Renée, décédée des suites de ses blessures quelques jours plus tard. Un an après, la douleur des proches des quatre victimes est toujours immense. 

Beaucoup de peine, mais aussi de la colère

"C'est très dur, on est toujours dans notre peine", confie Patrick Guyon, le fils de Paulette, poignardée chez elle à Chabeuil. "On y pense tous les jours", explique de son côté Béatrice, une des filles de Bernard et Marie-Thérèse Philibert. "Et c'est encore plus compliqué ces jours-ci."

Une peine d'autant plus difficile à surmonter qu'ils ont dû l'affronter seuls, sans soutien psychologique, sans aucun geste de la part de l'Etat. "La maison de ma mère est resté fermée pendant huit mois, sous scellés", raconte Patrick Guyon. "Je n'ai eu aucune info et un beau jour on m'a rendu les clefs. A l'intérieur, tout était resté figé comme le 25 au soir."

La maison de Paulette à Chabeuil, juste après le drame.
La maison de Paulette à Chabeuil, juste après le drame. © Radio France - Tommy Cattaneo.

"Ils n'ont aucun respect pour nos parents" - Béatrice, fille du couple Philibert.

"De toute façon, ils s'en foutent", enchaîne Béatrice. "Ils n'ont aucun respect pour nos parents et ils nous laissent comme ça." Les familles se sentent abandonnés par les plus hauts représentants de l'Etat. Les Philiberts et des élus avaient même écrit au ministre de l'Intérieur, sans succès. "Ils ne demandaient pas grand-chose, juste un geste, un coup de téléphone du président ou d'un de ses ministres, comme cela a été le cas lors d'autres événements dramatiques en France", précise Alain Fort, leur avocat.

"C'est un drame qui aurait dû être évité" - Hervé Philibert.

Les proches des victimes veulent désormais des réponses, comprendre pourquoi leurs proches ont été assassinés. "Ce soir-là, cet individu n'aurait jamais dû pourvoir partir seul", explique Hervé Philibert, le fils de Bernard et Marie-Thérèse. "C'est un drame qui aurait dû être évité, qui aurait dû s'arrêter en gare d'Alixan."

ECOUTER | "C'est un drame qui n'aurait jamais dû arriver" - Hervé Philibert.

Les enfants attendent maintenant que le meurtrier présumé de leurs parents soit jugé. "Qu'on puisse en savoir un peu plus sur le déroulement", poursuit Hervé Philibert. "Moi, ajoute Patrick Guyon, je veux pouvoir le regarder droit dans les yeux."

Y aura-t-il un procès un jour ?

Mais pour le moment, impossible de dire si Fissenou Sacko sera jugé un jour pour ces quatre meurtres. En janvier dernier, un rapport de deux experts psychiatres a conclu à une abolition totale de son discernement au moment des faits. Le jeune homme originaire de Beauvais était en plein délire, il entendait des voix. Un épisode de psychose chronique schizophrénique. Pour la justice, s'il ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait, il ne peut être considéré comme pénalement responsable. Mais cette thèse ne satisfait pas du tout la famille. "Il fait tout ce qu'il a fait et puis hop, on dit qu'il est fou et on ne le juge pas ? C'est trop facile," lance Béatrice.

Un rapport de contre-expertise a donc été demandé par le juge d'instruction en charge de l'enquête, pour confirmer ou infirmer les conclusions du premier rapport et dire si oui ou non le tueur présumé peut être jugé. Les résultats devraient être connus très prochainement.

L'enquête sur ce quadruple meurtre concerne aussi la prise en charge de Fissenou Sacko le 25 décembre au soir. Pour savoir comment et pourquoi un jeune homme déjà condamné quatre fois et qui vient d'agresser les passagers d'un train a pu s'échapper pour se livrer au périple sanglant que l'on connaît.

Visactu.
Visactu. © Visactu

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