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Faits divers – Justice

Un an après les mutineries à la prison de Valence, le bâtiment dévasté toujours fermé

jeudi 30 novembre 2017 à 19:54 Par Nathalie Rodrigues, France Bleu Drôme Ardèche

A Valence (Drôme), les travaux n'ont pas démarré dans le Quartier Maison Centrale ravagé par les mutins en septembre et novembre 2016. Des dégâts estimés à un million sept cents mille euros à ce jour. La direction du centre pénitentiaire espère une réouverture début 2019.

Les dégâts des mutineries à la maison centrale de Valence
Les dégâts des mutineries à la maison centrale de Valence © Radio France - Nathalie De Keyzer

La remise en état du Quartier Maison Centrale dévasté par les mutineries prend du temps. L'Etat n'est que locataire du centre pénitentiaire de Valence, il appartient à un privé: il faut démêler les responsabilités de chacun. Et les travaux ne seront pas qu'une remise à neuf. Les mutineries ont été analysées pour apporter des modifications au bâtiment.

Ces adaptations portent essentiellement sur un cloisonnement renforcé entre les étages. - Luc July, le directeur du centre pénitentiaire

Ces modifications architecturales seront aussi menées sur le Quartier 1, le seul à fonctionner encore aujourd'hui.

Une réorganisation des effectifs

Ce Quartier 1 a bénéficié d'un sureffectif de surveillants cette année, du fait de la fermeture de celui qui est dévasté. Les agents pouvaient être deux par étage. Mais dès janvier 2018, ils seront à nouveau un seul par étage, avec un agent en renfort sur l'ensemble du bâtiment. L'idée, c'est de tester une organisation viable à terme explique le directeur. Quand le Quartier 2 rouvrira, début 2019 espère t-il, l'effectif de 64 surveillants ne permettra pas de couvrir les deux bâtiments en étant deux par étage.

J'ai décidé de reprendre un fonctionnement conforme à une maison centrale, avec un agent par étage, de manière à ce que, le jour où le Quartier 2 rouvre, on puisse avoir réfléchi aux pratiques professionnelles, à l'organisation pour encadrer au mieux les mouvements et sécuriser au mieux les personnels. - Luc July, directeur du centre pénitentiaire

Le syndicat UFAP-Unsa Justice alerte sur ce point.

On voit que le binômage fonctionne, aucun incident majeur n'a été déploré cette année, les agents venaient travailler sans la boule au ventre. Un seul agent par étage, on va droit vers les mêmes dérives - Sylvain Royère, représentant syndical

Le sénateur Gilbert Bouchet compte interpeller la Garde des Sceaux

Le sénateur de la Gilbert Bouchet, qui avait fait un rapport au Ministre de la Justice juste après les mutineries, a à nouveau visité le centre pénitentiaire ce jeudi. Et il va à nouveau interpeller la Chancellerie sur cette question des effectifs.

Si il y a un mieux dans le moral des gardiens, c'est qu'ils sont deux par étage. Avec un seul, on revient à la situation d'avant. Cela peut poser problème. - Gilbert Bouchet, sénateur