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Un avocat dès le dépôt de plainte pour les femmes victimes de violences : une expérimentation à Reims

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Pour faciliter le dépôt de plainte des femmes victimes de violences conjugales, une expérimentation est lancée au commissariat de Reims pour leur proposer d'être accompagné par un avocat. Et de façon gratuite.

La mesure est expérimentée à l'hôtel de Police de Reims.
La mesure est expérimentée à l'hôtel de Police de Reims. © Radio France - Stéphane Maggiolini

C'est une première au commissariat de Reims : désormais, dès le stade du dépôt de plainte, les femmes victimes de violences conjugales ou de  harcèlement de la part de leur conjoint ou ex-conjoint se verront proposer l'assistance d'un avocat. Une convention a été signée pour cette expérimentation d'un an mercredi 25 novembre entre le parquet de Reims, la police nationale et le barreau de Reims à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.  

La victime ne va plus se sentir seule en face de l'agent de police qui va l'interroger -- Maître Simon Miravete

Cette initiative a notamment été défendue par un avocat rémois. "Immédiatement lorsque la victime viendra à l'hôtel de police, elle sera tout de suite informée de la possibilité d'être assistée par un avocat si elle le souhaite, et cette information est capitale ! On informe et on met à disposition des contacts", explique Maître Simon Miravete qui avait défendu la famille d'Hélène Kahn, une jeune femme morte sous les coups de son ex compagnon au centre équestre de Trigny en mars 2017 dans la Marne. 

"Pour défendre également des auteurs de violences puisque je suis pénaliste, la plupart du temps les arguments qu'on utilise c'est l'incohérence ou les failles de la déclaration alors que là l'avocat sera présent aux côtés de la victime, et il l'avocat peut faire des observations et peut faire poser des questions si les déclarations de la victimes présentes des carences", ajoute encore Maître Simon Miravete

Le dépôt de plainte considéré comme plutôt difficile dans une enquête 

Dans une enquête réalisée par l'association France victimes 51 - Le Mars auprès de 70 victimes de violences conjugales prises en charge entre 2016 et 2018 à Reims, près de la moitié des femmes estiment qu'il est plutôt difficile, voir très difficile, de porter plainte : 49% des femmes interrogées et qui ont accepté de répondre à un questionnaire sur 530 dossiers examinés.

35 avocats rémois bénévoles pour l'expérimentation 

L'objectif c'est donc de faciliter le dépôt de plainte et de le rendre plus complet dans certaines situations. "Les victimes arrivent et elles font des déclarations souvent a minima et elles repartent chez elles, elles se questionnent... Et il y a aussi des femmes qui ne se rendent pas immédiatement au commissariat après les violences, mais plusieurs mois après et il n'y a plus de séquelles visibles et c'est là le point épineux : elles se demandent si on va les croire", déplore maître Adelaïde Kadiyogo, l'une des avocates volontaires et vice bâtonnière au barreau de Reims.  

Au total, 35 avocats se sont portés volontaires pour cette expérimentation d'un an. Une expérimentation qui ne concerne que les prises de plaintes au commissariat central de Reims car "80% des dossiers de violences conjugales émanent du commissariat de Reims", explique le procureur de la République de Reims Matthieu Bourrette. Prises de plaintes réalisées en semaine du lundi au vendredi de 9h à 18h, à des horaires où l'association France victimes 51 - Le Mars est présente au commissariat de Reims. C'est le Mars qui orientera vers un avocat la victime.  

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