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Faits divers – Justice

Un bâtiment plein d'amiante détruit sans précaution à Servières-le-Château en Corrèze

mardi 6 novembre 2018 à 18:13 Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin

Le Conseil départemental de la Corrèze, la commune de Servières-le-Château et l'entreprise Fayat devant la justice côte à côte ce mardi. Ils comparaissaient suite à la destruction d'un bâtiment appartenant au département. Celui-ci contenait de l'amiante, mais aucune précaution n'a été prise.

Aucune précaution n'avait été prise à Servières-le-Château, pas même un affichage comme la loi l'ordonne
Aucune précaution n'avait été prise à Servières-le-Château, pas même un affichage comme la loi l'ordonne © Maxppp - Pierre Heckler

Servières-le-Château, France

Les faits remontent à juin 2012. En 6 jours l'ancien centre administratif de l’Établissement Départemental Public de l'Autonomie, propriété du Conseil départemental, était détruit. Il n'a fallu qu'un engin, quelques camions et 5 employés pour en venir à bout et évacuer les gravats vers une décharge municipale. Oui mais voilà  : ce bâtiment de 1964 contenait de l'amiante et aucune précaution n'a été prise, ni pour la destruction, ni pour le stockage des déchets.

L'ancien maire mis en cause

C'est une riveraine qui  a donné l'alerte auprès de la gendarmerie. La commune, le département et l'entreprise se sont retrouvés ce mardi pour répondre de mise en danger de la vie d'autrui et du non respect des règles en la matière. A la barre tout le monde se renvoie la balle. Le Conseil départemental savait bien qu'il y avait de l'amiante mais ce n'est pas lui qui a piloté la démolition mais le maire de l'époque, Pierre Laffaire, décédé depuis. La commune ne se prive pas pour lui renvoyer la responsabilité. C'est effectivement lui qui demande à Clément Fayat, fondateur du groupe et natif de la commune de détruire l'immeuble. Ce que ce dernier acceptera gratuitement. L'entreprise dit du coup que ce n'était pas à elle de s'interroger sur la présence d'amiante. 

Approximations et curiosités

Bref difficile de vraiment savoir qui est responsable. Le procureur cependant s'interroge sur les approximations des uns et des autres et sur les curiosités de cette affaire. Il a requis des peines d'amende de 15 000 euros pour la commune, 25 000 pour le Conseil départemental et 40 000 pour Fayat. Les 5 employés de cette dernière qui ont œuvré sur le site réclament par ailleurs des dommages et intérêt. Le jugement sera rendu le 4 décembre.