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Faits divers - Justice

Meurtre d'une octogénaire à Vieux-Charmont : un jeune homme condamné à 30 ans de réclusion criminelle

Marko, un habitant de Bethoncourt de 21 ans a été condamné ce vendredi par la cour d'assises du Doubs à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir cambriolé et tué dans son sommeil en janvier 2018 une grand-mère de 88 ans, à Vieux-Charmont.

Le bethoncourtois avait réalisé au moins 3 cambriolages avant de tuer l'octogénaire de Vieux-Charmont
Le bethoncourtois avait réalisé au moins 3 cambriolages avant de tuer l'octogénaire de Vieux-Charmont © Radio France - Wassilla Guittoune

Au terme de trois jours de procès, la cour d'assises du Doubs a condamné ce vendredi Marko, un habitant de Bethoncourt, à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné dans son sommeil Rosalie Giuliani, une retraitée de 88 ans dans la nuit du 4 au 5 janvier 2018 à Vieux-Charmont. 

Le jeune homme, âgé de 19 ans au moment des faits, avait utilisé un coussin et un sac à pain en plastique pour l'étouffer, pendant que son complice, un adolescent de 15 ans à l'époque, l'étranglait. Marko a également été reconnu coupable d'avoir cambriolé la grand-mère : il avait revendu sa télé pour la somme de 70 euros, et avait subtilisé 120 euros en liquide, ainsi que les chevalières du défunt époux. La cour d'assises a précisé qu'il bénéficiera d'un suivi socio judiciaire pendant sept ans. 

L'avocate générale avait requis la réclusion criminelle à perpétuité 

Lors de son réquisitoire, l'avocate générale a dit craindre la "dangerosité" de Marko. Elle est persuadée que s'il n'avait pas été arrêté à temps, il aurait "recommencé".  Il a "planifié, organisé avec son complice cet acte mortifère et n'a jamais voulu abandonner". 

Pire encore, il a "enlevé toute dignité à sa victime" poursuit le ministère public. La preuve selon l'avocate générale : le jeune Bethoncourtois est allé "jusqu'à prendre en photo celle qu'il venait d’assassiner, comme un trophée". D'autre part, selon Marie Anthouard, "Marko n'a jamais pris conscience de la gravité des faits (...) il a tué pour rigoler". 

Elle rappelle le caractère "abominable" de ce crime, et surtout le fait que "ses regrets soient peu authentiques (...) il ne fait pas de cauchemars la nuit. Il est en détention depuis deux ans, et tout ce qu'il fait c'est de la musculation : il n'a pas demandé une seule fois à rencontrer un psychologue. Il se souvient à peine du nom de la victime". La magistrate demande ainsi que la réclusion criminelle à perpétuité soit prononcé à l'encontre du jeune homme.

Une procès sans comprendre pourquoi un tel crime

Me Chassard, avocate de la fille et de la petite-fille de la victime, déplore "l'absence de réponse à la seule question qui compte : pourquoi un tel geste? Parce que tuer lui fait plaisir? Mes clients sont prêts à entendre l'horreur de la réponse, mais ils sortent de cette salle sans réponse. Nous avons pourtant insisté pour en avoir une". La représentante des parties civiles regrette le fait que la famille "gardera à jamais un souvenir altéré de Rosalie, ils la verront avec un sac à pain sur un visage supplicié".

La défense veut souligner les qualités de Marko 

L'avocate du Bethoncourtois a pris la parole pour rappeler le jeune âge de son client : "19 ans seulement au moment des faits. Il s'est engagé dans une relation toxique, chargée d'énergie négative, il a sombré et a vécu un coup de folie". Il reste, selon elle, ce "garçon poli et serviable", à l'enfance douloureuse "frappé par un père qui cognait" et qui "utilisait un martinet". Il est une "personne attachante", dit-elle, répétant les propos de sa famille. C'est un "travailleur" qui "aime rendre service". 

L'avocate conclut sa plaidoirie en lisant une note qui lui a été remise par le jeune homme. "Je suis sincèrement désolé, je vous présente mes condoléances". Elle s'effondre en larmes. Marko prend la parole et présente là aussi ses condoléances. "Je suis sincèrement désolé" dit-il, avec une voix quasi éteinte. Il faut tendre l'oreille pour l'entendre.

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