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Faits divers – Justice

Un brigadier de la sécurité publique de Cagnes-sur-Mer mis en examen pour corruption et écroué

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Par , France Bleu Azur

Un brigadier du commissariat de Cagnes-sur-Mer a été interpellé la semaine dernière, mis en examen puis écroué dans le cadre d'une information judiciaire. Il aurait aidé des malfaiteurs dans leur entreprise de vols en bande organisée et touché de l'argent de la part de ces derniers.

Un policier de dos - photo d'illustration
Un policier de dos - photo d'illustration © Maxppp - Jean-François FREY

Cagnes-sur-Mer, France

Un policier de la sécurité publique de Cagnes-sur-Mer est mis en examen et écroué depuis le 23 mai nous a précisé la procureure de la République de Grasse, Fabienne Atzori, après une information révélée par Nice Matin. Arrêté le 20 mai, ce brigadier d'une quarantaine d'années, expérimenté selon nos informations, est soupçonné de corruption passive. Ce fonctionnaire de police s'est montré très proche, trop proche même, de malfaiteurs présumés visés par une enquête pour association de malfaiteurs en vue de commettre des vols en bande organisée. 

L'IGPN et la police judiciaire de Nice saisies 

Les premiers soupçons remontent au mois d'avril 2018 et c'est en août que le parquet de Grasse décide de saisir un juge d'instruction et d'ouvrir une information judiciaire. "Dans le cadre d'une enquête concernant des vols en bande organisée, il est apparu que des malfaiteurs présumés aient pu bénéficier d'aide ou de l'assistance d'un tiers susceptible d'appartenir aux services d'enquête", explique la procureure de Grasse. Il y a donc des fuites, mais qui en est le responsable ? C'est ce que l'enquête sous l'autorité d'un juge d'instruction grassois doit donc déterminer.

La brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Nice est saisie ainsi que les enquêteurs de la division économique et financière. La police des polices, l'IGPN -inspection générale de la police nationale - est également alertée. 

Le brigadier, officier de police judiciaire, a pu avoir accès à des fichiers de police et en dévoiler le contenu à des malfaiteurs présumés, voire effacer des données. Il a pu fournir des informations en échange d'une rétribution, il va falloir vérifier si son train de vie était en adéquation avec ses ressources financières, des éléments laissent penser qu'il a pu bénéficié d'apports extérieurs. 

En plus des soupçons de corruption passive, il est "mis en examen pour détournement de la finalité de fichiers, violation du secret professionnel et non justification de ressources en lien avec des personnes appartenant à une association de malfaiteurs en vue de commettre des vols en bande organisée" a précisé le parquet de Grasse. L'enquête se poursuit, certains des corrupteurs-malfaiteurs ont été identifiés. Le policier nie les faits reprochés pour le moment. 

Selon l'agence France Presse, une ex-petite amie de ce policier, aujourd'hui fonctionnaire au tribunal de grande instance de Nice, précédemment en poste au TGI de Grasse, a aussi été interpellée dans le cadre de cette affaire. Elle n'a toutefois pas été déférée à l'issue de sa garde à vue.