Faits divers – Justice

Un caïd stéphanois interpellé après un "go fast"

Par Léo Tescher, France Bleu Saint-Étienne Loire jeudi 31 juillet 2014 à 15:18

Go Fast
Go Fast © 06photo - Fotolia.com

Un homme âgé de 35 ans a été interpellé dimanche avec trois complices près de Lyon. Depuis l'Espagne, ils ramenaient 850 kilos de résine de cannabis. Le Stéphanois était recherché par la police judiciaire de Saint-Étienne depuis 2010.

Recherché depuis quatre ans par la police

Avant sa fuite, ce Stéphanois était déjà très actif en Rhône-Alpes, d'abord en multipliant les trafics et imports de drogue dans son quartier, "Le Soleil", à Saint-Étienne, puis en s'aguerrissant dans la région lyonnaise. En 2010, un avis de recherche est donc émis contre lui mais il réussi à s'enfuir.

Saint-Étienne, l'Espagne, le Maroc

Pendant quatre années, il vivra entre le sud de l'Espagne et le Maroc. Là-bas, il prend de l'envergure, étend ses réseaux et se met à l'export. Toujours dans le cannabis, toujours vers la région lyonnaise. Souvent même, c'est lui en personne qui se charge du transport de la marchandise. La police reste attentive à ses déplacements et pointe plusieurs passages autour de Lyon, connu pour être un gros carrefour européen du traffic de drogue. A chaque fois, le cannabis est acheminé en go fast , c'est à dire transporté dans de grosses voitures cylindrées qui remontent, via l'Espagne, à toute vitesse par l'autoroute A7.

Leur dernier go fast

Dans la nuit de samedi à dimanche, c'est justement après un de ces go fast que le Stéphanois a été interpellé avec trois de ses complices. Ils remontaient alors 850 kilos de résine de cannabis, bien rangés dans des sacs , disposés dans plusieurs voitures. A la sortie de l'A7, ils sont pris en chasse par des voitures de la DIPJ (Direction interrégionnale de la police judiciaire) de Lyon. Les trafiquants croient pouvoir les semer mais alors qu'ils garent deux voitures dans un garage près de Lyon, ils se font interpeller. Ils ont tous été placés en détention provisoire. Les juges spécialisés dans la criminalité organisée de haut niveau ont leur dossier entre les mains.