Faits divers – Justice

Un camionneur condamné après une rébellion à la police municipale

Par Stéphane Milhomme, France Bleu Drôme-Ardèche lundi 3 mars 2014 à 6:00

Police municipale (illustration)
Police municipale (illustration) © Fotolia.com

Les faits remontent au 14 août 2012 à Montélimar. Il a été condamné vendredi dernier par le tribunal correctionnel de Valence à deux mois de prison avec sursis. Il devra également indemniser les trois policiers municipaux et la commune du Sud Drôme. L'homme avait du être maîtrisé par les agents dans les locaux de la police municipale qui refusaient de lui rendre son véhicule.

Nous sommes à la vieille du 15 août 2012 quand le prévenu constate que son camion, resté sur une place de livraison plusieurs jours est parti à la fourrière. Il se rend à la police municipale mais l'agent ne veut rien entendre car le contrôle technique n'est pas à jour. Le conducteur s'énerve, le ton monte et il renverse une table avec un ordinateur. Trois policiers viennent alors le ceinturer. Ils se plaignent ensuite de différentes blessures.

"On ne peut pas se permettre de se comporter ainsi devant des agents de la force publique".━La présidente

Le prévenu apparaît hébété à la barre : "je reconnais les faits mais je me suis senti en danger..." La présidente le provoque un peu : "Parce que c'est dans les habitudes des policiers d'agresser les gens ? on ne peut pas se permettre de se comporter ainsi devant des agents de la force publique" ... d'autant que l'avocate des policiers municipaux et de la Ville de Montélimar rappelle que l'un des trois agents a du s'arrêter de travailler pendant cinq mois en tombant au sol. Elle réclame des dommages et intérêts.

"Comment mon client aurait-il pu faire son contrôle technique, sans qu'on lui rende son véhicule" ?! L'avocat du prévenu

"C'est une rebellion totale" renchérit le procureur et c'est "inacceptable" ; il requiert trois mois de prison avec sursis. Il est condamné à deux mois de prison avec sursis. Avant cela, son avocat rappelle que les policiers sont allés un peu loin "ils lui ont passé les menottes au lieu de le raisonner" ; et puis, même si les faits sont reconnus il dénonce une situation ubuesque : "comment mon client aurait-il pu faire son contrôle technique, sans qu'on lui rende son véhicule" ?!

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