Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"Sale lesbienne, je vais te crever" : un cas d'"homophobie ordinaire" devant le tribunal correctionnel de Metz

-
Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Une affaire à première vue tristement banale, ce mardi, devant le tribunal correctionnel de Metz : une dispute entre deux riverains, un soir d'août 2018. Sauf que le prévenu a frappé la victime, et l'a agonie d'injures en lien avec son orientation sexuelle.

Entrée du tribunal de Metz.
Entrée du tribunal de Metz. © Radio France - Rachel Noël

"Sale lesbienne, je vais te crever" : les mots qui ont conduit ce Messin de 27 ans devant le tribunal, ce mardi, sont violents, dégradants. Visiblement, ce soir-là, en août dernier, il n'a pas supporté que la jeune femme laisse son chien faire ses besoins dans le parc qui jouxte leurs deux immeubles. C'est avec cette banale querelle de voisinage que tout commence.

Des insultes et des coups de poing au visage

Le ton monte, le jeune homme menace la jeune femme qui ne se laisse pas faire. Elle lui répond, elle aussi, de manière agressive. Mais il finit par lui asséner trois violents coups de poing au visage - elle bénéficiera de cinq jours d'ITT - en enchaînant les insultes homophobes. Homophobe, il ne l'est pas, dit-il. Mais il a tendance à "péter les plombs". Bénéficiaire de l'allocation Adulte handicapé, épileptique, il passe ses journées "à jouer à la console".

L'homophobie n'est pas une opinion mais un délit" - Matthieu Gatipon-Bachette, président de l'association Couleurs gaies

Le problème, c'est que selon l'association Couleurs Gaies, partie civile dans ce dossier, la moitié des actes homophobes qui lui parviennent sont de cet ordre-là : des insultes proférées non par idéologie, mais tout simplement parce que c'est facile d'attaquer quelqu'un sur son orientation sexuelle, "parce qu'aujourd'hui, quand vous avez des problèmes de bruit ou de haie mal taillée avec votre voisin, il y a des gens qui considèrent que cela leur donne le droit de se déchaîner et de tenir des propos qui sont punis par la loi", explique Matthieu Gatipon-Bachette, président de l'association, qui rappelle que "l'homophobie n'est pas une opinion mais un délit".

Du sursis et près de 2.000 de dommages et intérêts

Des faits "détestables, inacceptables en 2019",  abonde la représentante du Parquet. Le prévenu lui, n'aura pas un mot d'excuse pour la victime. Il écope de cinq mois de prison avec sursis, d'une obligation de soins, d'une interdiction d'entrer en contact avec la victime et de 200 euros d'amende. En plus, il doit verser 1.956 euros de dommages et intérêts à la victime, et un euro symbolique à l'association Couleurs Gaies.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess