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Faits divers - Justice

Un chef d'entreprise corrézien devant le tribunal à Tulle pour avoir enfoui illégalement des déchets d'amiante

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Par , France Bleu Limousin

Bernard Faucher, patron de la société de taille de pierre et de déconstruction qui porte son nom comparaissait ce mardi devant le tribunal de Tulle. Lors d'un chantier de désamiantage, il avait enterré des gravats contaminés dans la carrière de pierre de sa société à Eyrein.

Photo illustration. Les fibres d'amiante sont responsables de 3 à 4000 maladies chaque année en France
Photo illustration. Les fibres d'amiante sont responsables de 3 à 4000 maladies chaque année en France © Radio France - Jean-François Fernandez

Tulle, France

Bernard Faucher  avait décroché en 2013 une partie du chantier de démolition du bâtiment SNCF surnommé la Rotonde à Brive. Elle devait y enlever l'amiante contenue dans le toit terrasse. Mais à la fin du chantier, plutôt que de faire évacuer les derniers déchets par l'entreprise spécialisée qui s'en occupait jusque là, Bernard Faucher les avait enterrés en catimini dans la carrière de granite de son entreprise. Deux de ses salariés l'avaient dénoncé et avaient porté plainte craignant pour leur santé.

Un plus gros chantier que prévu

"J'ai fait une énorme bêtise" reconnaît tout penaud à la barre Bernard Faucher. Mais il se défend d'avoir voulu frauder. D'ailleurs tout cela ne lui a fait économiser tout au plus qu'un millier d'euros dit-il. Mais il était à bout, c'était entre Noël et Jour de l'An. Il en "avait marre du chantier qui s'est mal passé" explique-t-il. Il n'avait pas pris de vacances, "moi c'est pas grave pour mes gars c'était pas bien" précise-t-il. Alors il a voulu s'en débarrasser au plus vite. Car d'un petit chantier de désamiantage de quelques parties du bâtiment il s'était retrouvé avec une énorme quantité à traiter. Et avec une technique plus lourde qui n'était pas prévue au départ selon lui.

Trop gros pour son entreprise

Avec son avocate, il pointe du doigt la SNCF et le cabinet spécialisé qui avaient mal estimé l'ampleur de la présence d'amiante. C'est lui même qui a d'ailleurs alerté la SNCF. Après "ils n'auraient jamais du me laisser ce chantier" signale Bernard Faucher. C'était trop gros pour son entreprise de 15 salariés. La SNCF n'a pas voulu et lui a mis la pression dit-il pour qu'il termine vite. Une grosse bêtise donc que d'enfouir ces gravats mais qui "lui bouffe la vie" depuis raconte le patron. Son entreprise est au bord du gouffre et lui même vient de faire un infarctus. Le procureur a requis 5000 euros d'amende et 12 mois de prison avec sursis. Le jugement a été mis en délibéré au 19 novembre.

Lire sur le même sujet : un bâtiment plein d'amiante détruit sans précaution à Servières-le-Château en Corrèze

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