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Faits divers – Justice

"Un climat de terreur" à la cour d'assises de Gironde, au troisième jour de procès d'un règlement de compte

mercredi 22 novembre 2017 à 18:17 Par Fanette Hourt, France Bleu Gironde

La cour d'assises de Gironde juge depuis ce lundi un père et ses trois fils pour avoir tué un homme à Carbon-Blanc, en août 2013.

Illustration - La cour d'assises de la Gironde
Illustration - La cour d'assises de la Gironde © Radio France - Stéphanie Brossard

Bordeaux, France

Troisième jour de procès ce mercredi, à la cour d'assises de Gironde, à Bordeaux. Sur le banc des accusés, José-Antonio Claveria et ses trois fils, jugés pour la mort de Bras Batista. Celui-ci a été abattu de deux coups de feu à Carbon-Blanc en août 2013. Un procès compliqué, où deux familles se font face et où chacune a des choses à reprocher à l'autre. Une tension qui a d'ailleurs été ressentie par les enquêteurs, qui ont témoigné ce mercredi.

Cela a même pollué leurs investigations, selon les propres mots de l'un des enquêteurs. A l'origine de cette triste histoire, il y aurait un adultère, ou encore une histoire de faux témoignage, que la famille Claveria aurait refusé de faire, au profit des Batista. Toujours est-il que ce jour d'août 2013, c'est l'apogée de ces tensions. D'ailleurs juste après le meurtre, un homme tire sur l'immeuble où habitent les Claveria en représailles.

Un désir de vengeance qui "pollue" l'enquête

Immédiatement, les quatre hommes jugés aujourd'hui décident de prendre la fuite vers l'Espagne. En parallèle, la famille de la victime, les Batista, installent un climat de terreur, explique l'enquêteur, avec une pression énorme mise sur leur communauté, afin de retrouver le père et ses trois fils, et se venger. Dans des écoutes téléphoniques, les gendarmes enregistrent même des conversations où certains membres de la famille Batista envisagent clairement de tuer n'importe quel Claveria, y compris des enfants.

Face à tant de tensions, le père et ses trois fils décident de se rendre, quelques mois plus tard. Les gendarmes font alors en sorte qu'un drame ne s'ajoute pas au drame, et prennent les mesures nécessaires afin que cette reddition se passe bien. Cela suscite aujourd'hui beaucoup de débats entre les avocats, chacun pointant la faute de l'autre famille

Ce jeudi, place aux plaidoiries des avocats et au réquisitoire du parquet. Le délibéré est prévu vendredi.