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Faits divers - Justice

"Un collègue m'a alertée : j'ai vu des images de toi sur un site pornographique"

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

Une jeune femme habitant à Nice a découvert des photos et vidéos intimes d'elle publiées sur Internet. Elle soupçonne très fortement son ex-compagnon, détenteur de ces images. Elle a porté plainte il y a plus d'un an, mais l'enquête a été classée sans suite.

illustration cybercriminalité
illustration cybercriminalité © Maxppp - PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

"Un jour, j'arrive au travail et un collègue me dit, je crois que quelqu'un a mis des photos et vidéos de toi très compromettantes sur Internet". Sophie* raconte le choc, elle est abasourdie. ”Il m'a montré le site pornographique où l'on voit bien ma tête en gros plan dans des postures très peu catholiques. J'ai pleuré, hurlé, je me suis dit, ce n'est pas possible !" 

Des images intimes filmées par son ex-petit-ami

"Je me suis dit, il a dû se faire pirater son téléphone ou on lui a volé." Sophie était au courant de l'existence de ces images et consentante au moment de la prise de vue. "Elles devaient rester à l'intérieur du couple, des photos et vidéos intimes connues uniquement de moi et mon compagnon, comme pas mal de gens, je pense, possèdent". Elle faisait confiance à son conjoint à ce moment-là. "J'estime que quand on se sépare d'une personne, on efface alors toutes les photos ou vidéos."

Son nouveau compagnon a contacté immédiatement le site pornographique basé en Angleterre pour que les images soient retirées. Sophie va porter plainte au commissariat de police. "La plainte se passe de manière banale, raconte la jeune femme, On ne m'explique pas les démarches à entreprendre, on me dit seulement qu'une enquête sera menée." 

Un classement sans suite qu'elle ne comprend pas 

"J'ai fait des captures d'écran de photos, de vidéos, de commentaires d'internautes. Le site pornographique a retiré les vidéos, me demandant de prouver mon identité et m'a envoyé un mail m'expliquant qu'en cas d'enquête de police il coopérerait et mettrait les images à disposition des policiers, tout en aidant à retrouver les adresses IP."

Sophie a pris une avocate qui lui a dit qu'elle aurait dû faire constater par huissier l'existence de ces images sur Internet. La jeune femme ne comprend pas pourquoi son ex-compagnon n'a jamais été auditionné par la police. Elle a déposé une seconde plainte à la gendarmerie. "En plus, il a utilisé un pseudo dont il se sert pour jouer en ligne, des recoupements peuvent être faits." 

De nouvelles images mises en ligne sur Twitter

Quelques mois plus tard, une autre personne prévient Sophie de l'existence d'une vidéo sur le réseau social Twitter. De nouveau, c'est la panique : "Ma famille, des amis peuvent tomber sur ces images. J'étais si mal, je suis allée voir un psychiatre pour essayer de mieux dormir, je me shoote aux médicaments, je suis allée consulter le centre d'information des droits des femmes pour obtenir de l'aide." 

Sophie a peu de nouvelles de son avocate. "Mon dossier a même été perdu pendant un temps. Je sais que la justice prend du temps, mais j'ai fini par écrire au procureur général d'Aix-en-Provence, avec la photocopie des mes plaintes. J'ai reçu plusieurs mois après un courrier m'informant que faute de preuve, mon dossier était classé sans suite."  

Aujourd'hui, Sophie aimerait au moins qu'on reconnaisse son préjudice moral

"On ne m'a pas aidée, peu renseignée, je me sens impuissante. J'ai mis du temps à refaire confiance à un homme."

* Nous avons modifié son prénom afin de préserver son anonymat 

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