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Faits divers – Justice DOSSIER : Violences à la fac de droit de Montpellier

VIDÉO - Un commando armé de lattes de bois sème la terreur à la fac de droit de Montpellier : trois blessés

vendredi 23 mars 2018 à 10:33 - Mis à jour le vendredi 23 mars 2018 à 12:00 Par Elisabeth Badinier, France Bleu Hérault et France Bleu

Vers minuit jeudi soir, un commando armé de lattes de bois a fait irruption dans un amphithéâtre de la faculté de droit de Montpellier occupé par une quarantaine d'étudiants. Trois d'entre eux ont été blessés

Capture d'écran, un étudiant blessé lors de l'intervention du commando
Capture d'écran, un étudiant blessé lors de l'intervention du commando -

Montpellier, France

Jeudi, à l'occasion de la journée de mobilisation nationale pour la défense du service public, une assemblée générale intersyndicale se tenait à la faculté de droit et de sciences politiques de Montpellier. L'occupation de l'amphithéâtre était votée jusqu'à la prochaine AG qui devait se dérouler ce vendredi matin. Vers minuit, alors que l'amphithéâtre était occupé par une cinquantaine d'étudiants, des individus masqués, un dizaine environ, ont fait irruption. Cagoulés, armés de lattes de bois, de gants renforcés (et même, selon certains témoignages, d'un taser), ils ont semé la terreur parmi les étudiants. Certains discutaient d'autres dormaient. Plusieurs jeunes ont été frappés, trois d'entre eux ont été blessés. Des agressions accompagnées de brimades, d'insultes racistes et homophobes, selon plusieurs témoins.

"Certains ont été frappés et traînes par terre."

Léna, actuellement en première année de prépa au lycée Joffre était présente jeudi soir : "C'était affreux, d'une violence extrême, ils ont attrapé les deux premières personnes qu'ils ont vu et les ont fracassées, "vous sortez ou il va vous arrivez la même chose", tout le monde s'est fait sortir très violemment, certains ont été traînes par terre, une copine était en sang au sol. "

"Le doyen était présent, je l'affirme."

"Quand ils ont réussi à pousser tout le monde dehors, ils se sont enfermés à l'intérieur avec les gens de l'administration, dont le doyen de la fac. La police est arrivée et nous a expliqué qu'elle ne pouvait pas rentrer par ce qu'elle n'avait pas l'autorisation du doyen. Certains ont reconnu parmi les agresseurs des enseignants. Moi j'ai vu le Doyen, je l'affirme."

"Moi j'ai eu très peur. Faut voir la scène : je suis encore sous le choc. Ce qui est le plus choquant, explique Léna, c'est quand les agresseurs à l'intérieur ont commencé à se démasquer, à se serrer la main et à applaudir, se féliciter d'avoir agressé des fachos ! Moi j'ai 18 ans, et je n'ai jamais été violente avec personne. Je vais aller porter plainte, parce que c'est une atteinte terrible à la démocratie dans un bâtiment dédié à l'éducation. J'espère que la police donnera suite."

Certains demandent la démission du doyen 

Le syndicat Solidaires Étudiants exige le renvoi pur et simple du doyen de la fac de droit qui était présent jeudi soir lors des violences. Il n'aurait rien fait pour empêcher les violences et selon certains, il les aurait même encouragées.

Une milice privée pour une expulsion organisée ?

La ligue des Droits de l'Homme de l'Hérault demande des explications et l'ouverture d'une enquête. "Cette agression a eu lieu sous le regard, selon les témoins, du doyen de la faculté et avec l'aide, tel qu'il ressort des vidéos, des vigiles de la faculté. Au regard de la violence des images, la LDH de l'Hérault demande au procureur de la République l'ouverture d'une enquête concernant la mise en place d'une milice privée, intervenant de façon coordonnée, avec armes et violences afin d'effectuer une expulsion illicite. Il ressort des vidéos des voies de fait et des violences volontaires au sein de l'établissement universitaire."

"Nous demandons au président de l'Université de Montpellier d'effectuer une enquête interne et de prendre les mesures qui s'imposent. Ces violences sont inadmissibles et ne peuvent rester dans un État de droit, impunies.", conclut le communiqué de la LDH.

Des vidéos circulent sur les réseaux sociaux. Elles sont édifiantes.

Le commando était armé de morceaux de bois tranchants (capture d'écran) - Aucun(e)
Le commando était armé de morceaux de bois tranchants (capture d'écran) -