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Faits divers – Justice

Un commentaire sur Facebook se termine devant le tribunal de police de Limoges

dimanche 19 novembre 2017 à 20:42 Par Nicolas Tarrade, France Bleu Limousin

Serge Quadruppani, un écrivain qui réside à Eymoutiers, et Joseph Kacem, un journaliste indépendant du Gard qui vit au nord d'Alès, ont été convoqués devant le tribunal de police de Limoges ce vendredi 17 novembre. Au coeur de l'audience, des commentaires laissés sur Facebook jugés "menaçants"

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - Nathalie Col

Limoges, France

Les faits remontent au 27 mai 2016, dans le Gard. Serge Quadrupanni commente la publication Facebook d'un ami, Joseph Kacem, à propos d'un article du quotidien régional Midi Libre. Les commentaires, très souvent sarcastiques, des internautes pleuvent. Dans ces commentaires, il est notamment question de "redécorer la façade" du domicile du journaliste qui a écrit l'article, "avec une tarte à la crème".

Les deux prévenus le reconnaissent, ils ont bien écrit le commentaire pour qu'il soit lu. Ils évoquent un trait d'humour, sans doute maladroit. Mais pour eux, il n'a jamais été question de passer à l'acte. Ça ne vaut franchement pas un procès pour Joseph Kacem : "Je ne comprends pas comment peut être instruit une affaire pareille. Comment d'ailleurs la justice peut s'exposer à un tel ridicule".

Pour leur défense : une avocate du barreau de Paris. Maître Elodie Tuaillon - Hibon enfonce le clou : "Là, on parle d'une tarte à la crème sur la façade d'une maison, c'est totalement ahurissant. La justice a autre chose à faire que de s'encombrer avec ce genre de dossier", explique-t-elle.

Quand ça touche la famille, c'est plus sensible

Sauf que le journaliste de Midi Libre qui a porté plainte, ne l'entend pas comme ça : "Ce sont des choses qui arrivent. Les menaces font presque partie du boulot. Sauf que quand ça dépasse le cadre professionnel, quand ça touche la famille, le domicile, là c'est quand même plus sensible. C'est plus compliqué", avoue-t-il.

Alors où s’arrête la liberté d’expression, ce sera au tribunal de le dire. Mais Serge Quadruppani l'écrivain qui réside à Eymoutiers, n’est pas très inquiet. "C'est une affaire ahurissante et le fait que le représentant du ministère public ait réclamé seulement un euro d'amende montre que la justice a bien senti que l'affaire était dérisoire, mais qu'elle ne voulait pas se déjuger, jusqu'à nous relaxer, mais elle a bien senti que c'était dérisoire", estime Serge Quadrupanni.

La décision sera rendue le 19 janvier 2018.