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Attouchements sexuels : un couple de Marnais condamné pour dénonciation calomnieuse d’un prêtre

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne a condamné ce mercredi un couple de Marnais à trois mois de prisons avec sursis et 500 euros d'amende chacun, pour dénonciation calomnieuse. Les deux époux avaient accusé un prêtre de Baye « d’attouchements sexuels ».

Les époux Martin
Les époux Martin © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Trois mois de prison avec sursis, 500 euros d’amende chacun : jugement du tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne, ce lundi, à l’encontre d’un couple de retraités. Jean-Louis et Marie-Jeanne Martin, 70 et 74 ans, comparaissaient pour dénonciation calomnieuse d’un prêtre. Le religieux était alors responsable du Foyer de Charité de Baye, entre Epernay et Sézanne, où vit le couple depuis 2013. Les condamnés devront aussi lui verser 1 euro au titre du préjudice moral et 800 euros de frais de justice.     

En mars 2018, le couple avait  alerté par courrier l'évêque de Châlons, puis le procureur de la République. Ils disaient avoir entendu parler d'attouchements sur mineurs de la part du religieux. Mais l'enquête a révélé qu'il en était rien. Du coup, c'est contre eux que le procureur de la république s'est retourné.    

C'était un appel à l'aide"  - Jean-Louis Martin

A l'audience, le couple a assumé son geste et plaidé la bonne foi. Tous deux ont dit avoir reçu des témoignages. Des gens racontaient, par exemple, que "le prêtre enfermait des garçons dans son bureau puis leur faisait subir des attouchements". Ils ont aussi répété qu'une des victimes leur en avait parlé. Mais le déclencheur, ce qui les aurait poussés à écrire, c'est que d'après eux leurs propres petits enfants qui venaient en vacances étaient en danger. Le prêtre les avait pris en photo et avait demandé au garçon de venir l'aider à réparer son vélo. Ils expliquent qu'ils avaient peur, que leur courrier était "un appel à l'aide". "On a simplement dit tout ce que l'on avait entendu", assure Jean-Louis Martin.    

Un pseudo-statut de lanceur d'alerte"   -   Eric Virbel, procureur de la République

"Prendre des enfants en photo en visitant une chapelle ne fait pas d'un prêtre un pédophile", s’est indigné le procureur Eric Virbel. Toutes les personnes citées ont démenti avoir jamais parlé de tels actes. "Vous étiez dans un délire interprétatif, tout était faux. Lanceur d'alerte, conclut le procureur, ce n'est pas bénéficier d'une immunité qui permettrait de lancer des accusations à la volée". 

Le prêtre mis en cause a quand même été écarté de ses fonctions et muté dans une autre région. Ce qu'il demandait au tribunal, et a donc obtenu, c'est que la justice reconnaisse qu'il y a bien eut diffamation. Au titre de la réparation du préjudice, le tribunal a aussi décidé que le jugement devra être affiché à la mairie de Baye, pendant deux mois, à partir du 13 mars.

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