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Faits divers - Justice

Un couple de médecins mis en examen après avoir administré un sédatif puissant à des malades du Pays de Caux

Un couple de médecins a été mis en examen le 13 novembre pour avoir administré un médicament sédatif puissant à des malades. Dans le cadre de l'enquête, sept corps ont été exhumés. Le médecin exerçait dans le pays de Caux.

Le procureur du Havre François Gosselin a tenu un point presse ce dimanche.
Le procureur du Havre François Gosselin a tenu un point presse ce dimanche. © Radio France - Amélie Bonte

Le Havre, France

Un médecin généraliste d'Angerville La Martel s'est vu interdire d'exercer jeudi 28 novembre tout comme son épouse anesthésiste en bloc opératoire. C'est l'aboutissement d'une enquête qui a démarré en décembre 2017. Le parquet du Havre est alors informé qu'un médecin a délivré à une patiente de 93 ans des ampoules de Midazolam. Elles auraient été présentées, selon le communiqué du parquet, comme un décontractant ou somnifère léger. Le médecin généraliste ne pouvait pas prescrire ce médicament réservé à un usage hospitalier. La patiente est décédée à la mi-décembre 2017. 

Sept corps exhumés dans le cadre de l'enquête 

Une enquête préliminaire est alors ouverte. Elle s'intéresse à sept patients décédés entre 2015 et 2019. Leurs corps sont exhumés comme le révélait Paris Normandie dans son édition de ce vendredi 29 novembre. Pour cinq d'entre eux, les analyses concluent à la présence de Midazolam dans l'organisme. Le procureur a indiqué que cette mesure était exceptionnelle. 

Pas d'intention d'euthanasier explique le médecin

L'enquête devra déterminer si le médecin a informé les familles du produit qu'il administrait. Le 12 novembre, le médecin et son épouse, qui est anesthésiste dans une clinique de l'agglomération rouennaise, sont interpellés et placés en garde à vue. Le médecin admet avoir prescrit et fourni du Midazolam à ses patients. Aux enquêteurs, il explique "c'était pour apaiser les patients, il n'y avait pas d'intention de les euthanasier". De son côté, son épouse a reconnu avoir prélevé des ampoules de Midazolam dans le stock de la clinique ou elle travaillait. 13 ampoules ont été découvertes lors de la perquisition dans le cabinet du généraliste. 

Aucune plainte dans les familles 

Lors de son point presse, le procureur de la République du Havre, François Gosselin, explique qu'"il s'agit de patients qui étaient à domicile, et qui étaient suivis parfois plusieurs fois par semaine par ce médecin. Nous n'avons pas enregistré de plainte de la part des familles." 

Le couple a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire le 13 novembre. Ils ne peuvent plus exercer leur profession sur décision de la cour d'appel de Rouen.  

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