Faits divers – Justice

Montbrison : la victime était le souffre-douleur du couple

Par Sandrine Morin, France Bleu Isère et France Bleu Saint-Étienne Loire vendredi 6 octobre 2017 à 18:34 Mis à jour le vendredi 6 octobre 2017 à 8:22

Gendarmerie (image illustration).
Gendarmerie (image illustration). © Radio France - Nathalie de Keyzer

Un couple est en garde à vue depuis hier soir dans les locaux de la gendarmerie pour meurtre. Un homme et une femme sans domicile fixe qui étaient entendus au départ pour une affaire d'escroquerie. Ils sont soupçonnés d’avoir tué un Montbrisonnais.

Un couple a avoué un meurtre ce jeudi 5 octobre à Montbrison et conduit les gendarmes à 100 km de là en Isère dans le nord du département comme le révèle le Progrès.fr. Et dans cette affaire tout est allé très vite jeudi. Les enquêteurs avaient monté une souricière à Montbrison. Une personne de la commune leur avait expliqué qu'elle se faisait raquetter tous les 5 du mois. Ils ont donc attendu et le couple qui vivait dans un champ, à Septème en Isère est arrivé. Deux personnes d’une trentaine d’année originaire de la Loire qui ont été arrêtées et placées en garde à vue.

La femme craque

Très vite devant les gendarmes la femme craque. Et elle va beaucoup plus loin que les explications sur une simple escroquerie. Elle raconte le meurtre du demi-frère de l'homme qui se faisait raquetter à Montbrison. Elle raconte également que son corps a été enterré dans ce champ où il campe. La gendarmerie met alors un gros dispositif en place, avec une collaboration étroite entre les unités de l'Isère et de la Loire. Et les équipes ont découvert vers 22 heures le corps de la victime enterré et en état de putréfaction avancé.

Le calvaire de la victime

L'homme qui touchait une allocation d'adulte handicapé, qui était originaire de Montbrison, était le souffre-douleur de ce couple. D'ailleurs, un des deux suspects pourrait être poursuivi pour acte de torture et de barbarie. On parle de dents arrachées à la pince. Le médecin légiste semble aussi estimer que l'homme âgé de 29 ans était très faible au moment de son décès. Pour le procureur de la République de Saint-Étienne, l'homme était visiblement séquestré autant de manière physique que psychologique.

Et l’enquête qui débute va peut-être démontrer que la femme du duo (qui est en garde à vue) a peut-être elle aussi subi ce genre de violences. En effet c'est elle qui a parlé aux gendarmes. Elle a expliqué qu'elle craignait que l'homme ne la tue. Elle aurait aussi dénoncé des faits des viols. Les deux suspects pourraient être mis en examen pour meurtre, séquestration, acte de torture et de barbarie, viol et escroqueries au terme de leur garde à vue de 48 heures. Le parquet de Saint-Étienne demandera la mise en détention des deux suspects.

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