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Faits divers – Justice

Yvelines : l'ancien CRS condamné à 11 ans de prison pour viols

vendredi 25 novembre 2016 à 21:51 Par Martine Bréson, France Bleu Paris

Un CRS d'une compagnie autoroutière d'Ile-de-France, qui réclamait des faveurs sexuelles à des femmes contre l'annulation de leur PV a été condamné à 11 ans de prison pour viols par la cour d'assises des Yvelines ce vendredi.

© Maxppp -

Versailles, France

Onze ans de prison pour viols, agressions sexuelles et corruption : c'est la peine infligée ce vendredi à Teddy Aristangele, 37 ans, ancien CRS d'une compagnie autoroutière d'Ile-de-France jugé par la cour d'Assise de Versailles. L'accusation avait requis 15 ans de prison pour celui que l'avocat général avait qualifié de "prédateur sexuel" qui avait "dévoyé son uniforme". Le CRS était accusé de viols et d'agressions sexuelles et d'avoir réclamé des faveurs sexuelles à des femmes contre l'annulation de leur PV.

Le CRS était un prédateur

Le CRS suivait toujours le même scénario. Il faisait d'abord un contrôle routier. Il se plaçait, la plupart du temps, devant le Pacha Club, une boite de nuit connue des Yvelines, à Louveciennes. Il ciblait surtout des jeunes femmes qui avaient trop bu. Il menaçait d'abord de les verbaliser. Ensuite, il promettait d'être indulgent et il demandait des faveurs sexuelles. L'ancien CRS reconnait avoir demandé des faveurs à une dizaine de femmes et d'avoir agressé sexuellement quatre victimes. Il nie avoir violé une jeune femme à deux reprises.

L'accusé raconte qu'il ciblait des automobilistes "jolies et vulnérables". L'une se trouvait seule avec ses enfants, l'autre avait bu. "Elles étaient en faute. Je me servais de ce prétexte", explique l'accusé. L'homme, qui a été depuis révoqué de la police, avoue qu'il se trouvait "irrésistible" en uniforme et qu'il se disait qu'il pouvait faire ce qu'il voulait.

Après une suspension de neuf mois , le CRS avait récidivé

En 2011, après la plainte d'une victime, le CRS avait été suspendu durant neuf mois entre 2012 et 2013. Il avait aussi écopé d'un rappel à la loi. De retour au travail, l'homme, père de deux enfants, avait récidivé en 2013.

C'est la plainte d'une femme, pour exhibition sexuelle, qui avait déclenché une enquête. Dix victimes avaient alors été identifiées. Pour l'avocat de l'ancien CRS, il y a une "faute de la police" qui ne l'a "pas assez surveillé". Maitre Barone assure que son client "n'a aucune conscience du mal qu'il fait". L'avocat avait estimé que 15 ans était une peine totalement démesurée. Il avait demandé sept ans de réclusion. Il n'a pas été suivi et l'ancien CRS a donc été condamné à . Teddy Aristangele est déjà détenu depuis trois ans.