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Faits divers – Justice

Un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende requis contre le chasseur qui a tué quatre ânes en Savoie

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Le parquet requiert un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende contre le chasseur suisse qui a tué quatre ânes dans les Bauges à Arith (Savoie) en septembre 2017. Le procès en appel a eu lieu ce mercredi au tribunal de Chambéry.

L'un des ânes abattus ce 17 septembre 2017 dans les Bauges en Savoie
L'un des ânes abattus ce 17 septembre 2017 dans les Bauges en Savoie © Maxppp - Maxppp

Chambéry, France

La cour d'appel de Chambéry doit trancher sur une question essentielle dans cette affaire. Le chasseur suisse avait-il oui ou non l'intention de tuer ces quatre ânes dans les Bauges à Arith en Savoie ce 17 septembre 2017 ?

En juin 2018, José Rodriguez Da Costa, le chasseur suisse avait été jugé une première fois et condamné à payer une amende de 750 euros par le tribunal correctionnel de Chambéry pour ses même faits. Son permis de chasse avait été alors suspendu pour trois ans.

"J'ai vu quelque chose bouger et j'ai tiré" - le chasseur suisse maintient sa version des faits

Une peine trop légère au vu de l'acte selon les parties civiles et le ministère public puisque le tribunal correctionnel n'avait pas retenu le délit d'acte de cruauté envers les animaux en première instance mais l'infraction de chasse. Le parquet a fait appel de cette décision.

Ce mercredi, lors de l'audience devant la cour d'appel de Chambéry, les avocats de la fédération des chasseurs de la Savoie et trois avocats de plusieurs associations de protection des animaux sont unanimes, il faut requalifier les faits.

C'est bien l'intention de blesser ces ânes qui est mis en avant par les parties civiles et par le ministère public. "Il était impossible de confondre ces ânes domestiqués avec des biches. Les ânes n'ont pas la même réaction que des animaux sauvages, ils n'ont pas la même morphologie. Les plaidoiries des avocats des parties civiles sont peu ou prou les mêmes. "Non, cet homme ne pouvait pas se tromper, pas à cette distance, pas dans ces conditions."

Le président de la cour d'appel lui-même s'interroge dès le début de l'audience. "Vous n'avez pas de problème de vue, Monsieur ?" lance t-il au prévenu, "l'animal était identifiable à 140 mètres selon les experts, vous étiez à moins de 70 mètres et vous avez tiré à onze reprises. Où est passé votre réflexe de chasseur ?"  Réponse de l'accusé : "j'ai vu quelque chose bouger et j'ai tiré". 

Une réponse de mauvais chasseur "qu'il est certainement" avouera sa propre avocate, Me Vichi "mais ces réquisitions du ministère public sont l’empreinte d'un débat qui n'est pas celui de mon client."

"Ce n'est pas de la chasse" - Me Charles Lagier, avocat de la fédération de chasse en Savoie

Le suisse maintient sa version des faits. Il a confondu ces bêtes domestiqués avec des biches, "je ne savais pas que c'était des ânes lorsque j'ai tiré, je n'ai jamais voulu leur faire de mal. J'avais la tête ailleurs. Depuis l'incident, je n'ai plus jamais touché à une arme."

L'arrêt de la cour d'appel sera rendue le 3 juillet.

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