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Faits divers – Justice

Un an de prison avec sursis requis contre l'institutrice de Feytiat

mardi 1 décembre 2015 à 23:27 Par Julien Balidas, France Bleu Limousin

L'institutrice de Feytiat comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Limoges pour violences envers des enfants entre 2012 et 2015. Le procureur a requis un an de prison avec sursis et une interdiction d'exercer une activité auprès de mineurs de moins de quinze ans pendant trois ans.

Me Raynal, avocat de l'institutrice, a dénoncé un procès inéquitable
Me Raynal, avocat de l'institutrice, a dénoncé un procès inéquitable © Radio France - Julien Balidas

Limoges, France

Interpellée en juin, cette institutrice de Feytiat est soupçonnée d'avoir violenté ses élèves, âgés de 3 à 4 ans, allant même jusqu'à les enfermer dans des placards. Cette journée d'audience mardi a commencé par plus de cinq heures d'énoncé des faits, avec les explications de l'accusée en prime. Les cas des 24 enfants, dont les familles sont parties civiles, ont été évoqués. Dans le moindre détail. L'institutrice, elle, n'a pas eu la moindre réaction durant les douze heures d'audience. Impassible.

Des gifles et le placard aux sorcières

A la barre, Delphine Adam a nié toute violence, dénonçant "une machination" de la part des parents et des assistantes maternelles. Des témoins clés dans cette affaire puisqu'elles ont détaillé le comportement de la directrice de l'école. Des enfants giflés, enfermés dans le placard aux sorcières ou brimés, traités de "nuls" ou de "nouilles".  Des faits confirmés par les enfants eux-mêmes auprès de leurs parents. Certains ont même été entendus par la police.

La défense a réfuté ces accusations. "Maîtresse Delphine", comme l'appelait les enfants, a tout de même avoué séparer régulièrement les élèves, de manière parfois "vive". 

La défense dénonce un procès inéquitable 

L'avocat de l'accusée, Me Emmanuel Raynal a demandé en début de journée un nouveau report de l'audience. Refusé. Il a ensuite demandé la relaxe et regretté un procès "inéquitable. Seuls 3 enfants sur 24 ont été entendus par la police, le reste ce sont les parents. Et puis ma cliente n'a été entendue qu'une seule fois, c'était lors de sa garde à vue", a-t-il expliqué. 

L'enseignante de 49 ans, suspendue depuis le mois de juin et qui enseigne depuis 28 ans maintenant, devra attendre le 15 janvier pour connaitre la décision du tribunal. Sa carrière professionnelle en dépend.